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« La mini jupe is not dead », plaidoyer.

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La métamorphose n’est pas seulement une question physique, elle passe aussi par l’esprit. Le point de vue sur la liberté de chacun se façonne par la réflexion. Je vous soumets ce petit texte qui à défaut de vous convaincre, vous fera peut-être sourire.

La mini jupe is not dead !

Mesdames et messieurs les jurés, je voudrais attirer votre attention sur les dessous de l’affaire baptisée « Mary Quant », en hommage à la célèbre créatrice de mode, qu’on ne prendra pas pardessus la jambe, sans vouloir faire de jeu de mollets.

La jeune femme que voici, est accusée d’avoir éveillé les plus vils instincts chez trois adolescents pré pubères.

Mais enfin, de quoi accuse t-on cette jeune femme au juste, si ce n’est d’avoir seulement apporté un éclairage scientifique sur la nature masculine, révélé que leur vue se porte plus bas que celle des femmes, et qu’un décolleté vertigineux provoque un strabisme oculaire occasionnel chez le mâle dominé par le mal ?

Tout le monde sait qu’outre le fait d’être parfaitement légal, le port de la mini jupe est  symbole d’ouverture d’esprit dans les pays à fort taux d’émancipation.

En effet, on constate que plus on a les idées larges, plus les jupes rétrécissent. Et si l’on porte le verbe haut, pourquoi pas la jupe !

J’entends ici et là que l’on s’apitoie facilement sur le sort des pauvres descendants d’Adam  dont l’augmentation de la tension artérielle est inversement proportionnelle à la longueur de la  jupe qui, à défaut d’être l’emblème de la décence, est celui de l’empire des sens.

Et alors, quoi ? Elle libère la libido, favorise la reproduction active, et redynamise le recensement national !

Cessons cette hypocrisie qui consiste à masquer l’intérêt évident qu’ont les hommes pour les deux hémisphères à peine dissimulés sous les plis de ce petit bout d’étoffe plutôt qu’à ceux nichés dans le cerveau des jeunes filles en fleurs.

Dois-je rappeler également que nous traversons un contexte économique particulièrement difficile et que cette tenue anti crise par excellence, permet à l’industrie textile de réaliser de vastes économies ?

En effet, le coût de cette pièce rapportée au centimètre carré est honteusement élevé. Ajoutez à cela l’obligation de s’épiler plus fréquemment, le risque de s’enrhumer très vite et vous conviendrez qu’en plus d’être une victime de la mode, la femme subit le plus fort préjudice moral et financier.

Mesdames et messieurs les jurés, pour toutes ces raisons et parce que les plus courtes sont les meilleures, je demande votre clémence pour ma cliente.

Nadia Bourgeois

 

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