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L’INFINI VOYAGE

L’infini voyage du papillon monarque

La métamorphose est un sujet qui me passionne. Elle est à mes yeux la manifestation visible de l’existence. Outre ce sujet et les interrogations qu’il soulève, il est une autre question qui me passionne :
Qu’est-ce qui pousse le vivant à  se reproduire ? Je suis fascinée par cette volonté qui nous dépasse. Procréer est notre défi à la mort, notre réponse à l’infini.
Le papillon monarque a la faculté prodigieuse d’inscrire cet élan dans la mémoire de sa descendance. Nous avons beaucoup à apprendre des papillons, en particulier de cette espèce qui accomplit un long et périlleux voyage du Canada vers le Mexique pour se reproduire et mourir. Ce sont les papillons nés de cette union qui feront le voyage de retour au Canada sans aucune connaissance préalable de l’origine de leurs géniteurs.

Sont-ils dotés d’un GPS générationnel ? La mémoire, cet envoûtement de la volonté de survie de l’espèce est-elle inscrite dans nos gènes et se transmet-elle ? Ce mystère est sur le point de se résoudre avec le développement des neurosciences. Des chercheurs auraient levé le voile sur cette énigme en révélant le rôle de deux capteurs neurologiques dont sont dotés ces magnifiques lépidoptères, leur permettant ainsi de retrouver les traces de leurs ancêtres et d’assurer la sauvegarde de l’espèce. En attendant d’en découvrir un jour davantage, je vous invite à pénétrer au coeur de la forêt mexicaine pour assister à l’un des beaux ballets aériens qu’il soit donné de voir et en savoir davantage sur cet éblouissant insecte qu’est le papillon Monarque.

Odyssée de la métamorphose

D’après le dictionnaire, la métamorphose est le changement d’un être en un autre, la transformation totale d’un être au point qu’il n’est plus reconnaissable. C’est la modification complète du caractère, de l’état de quelqu’un, de l’aspect ou de la forme de quelque chose.

L’une de nos métamorphoses les plus connues est née de la rencontre entre un ovule et un spermatozoïde. Ce dernier a lui-même subi une mutation : à la puberté, les spermatogonies (cellules souches) apparaissent très tôt dans le développement embryonnaire et restent inactives jusqu’à la puberté.  Elles passent ensuite par la phase de la spermatogenèse qui dure environ 74 jours pour donner un spermatozoïde fonctionnel.

Les cellules germinales primordiales sont à l’origine des spermatogonies. Et après ?  Nous nous heurtons sans cesse à cette chaîne sans fin des origines.

Nous ne cessons de nous métamorphoser jusqu’à notre mort. La transformation fait partie de notre existence et nous l’incluons dans tous les actes de notre quotidien sans même nous en rendre compte. Qu’elle soit physique ou spirituelle, elle est une manifestation de la vie. L’éviter revient-il à  éviter la vie ?