Archives de Catégorie: psychologie

« Comment trouver un homme assorti à son sac à main »

 

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« Comment trouver un homme assorti à son sac à main » Nadia Bourgeois

La magie de l’amitié et de la rencontre

Aujourd’hui est un jour un peu spécial. Je suis avant tout auteure fiction, mais il y a quelques temps de cela, j’ai écrit un guide pratique intitulé  » Comment trouver un homme assorti à son sac à main ».  Un ouvrage qui part de l’hypothèse que l’on devrait choisir son partenaire comme on choisit son sac à main. Le sujet est traité avec humour, mais n’est pas dénué d’un fond sérieux puisque j’ai interrogé une centaine de femmes sur le sujet.

C’est une invitation à la réflexion au sujet de cet indispensable accessoire qui nous accompagne tous les jours, ce fidèle compagnon qui répond à tous nos besoins.

Mon amie auteure Elisa Tixen m’avait encouragée à l’envoyer à des éditeurs, mais j’hésitais. Entre temps, en avril 2016, j’ai fait la connaissance d’une autre jeune auteure, Alexandra Le Dauphin avec qui j’ai échangé  à l’occasion d’un événement auquel nous avions été conviées par une amie commune, Laurence Marino également auteure. Il s’agissait de faire partie du jury d’un concours qui devait récompenser le travail artistique littéraire de jeunes volontaires à l’insertion à l’ EPIDE de Bordeaux. Ils devaient produire un texte, une vidéo ou tout autre support mettant en scène dix mots.

Nous avons sympathisé avec Alexandra et évoqué nos écrits. J’ai alors envoyé mon manuscrit à la maison d’Edition La boîte à Pandore dont elle m’avait donné les références et j’ai eu la chance de recevoir leur proposition de publication.

Nous sommes le 10 février et hier, j’ai été interviewée par Jean Michel Plantey de France bleu gironde au sujet de la sortie papier du guide prévue le 16 février et disponible sur  les sites de Mollat, la FNAC, Cultura, Espace culturel Leclerc, Amazon, etc…

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L’interview sera diffusée à 12h00 ce jour dans l’émission intitulée Place des grands hommes et disponible en podcast ensuite. Je suis heureuse de partager cet événement avec vous à quelques minutes de la diffusion en direct et je voudrais mettre à l’honneur et remercier ces amies qui ont rendu possible cette belle aventure.

 

 

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Clarissa Pinkola Estés Femmes qui courent avec les loups

Femmes qui courent avec les loups

Clarissa Pinkola Estes

Femmes qui courent avec les loups

Il est des ouvrages qui vous marquent, font résonance et vous accompagnent toute une vie.
Vous avez beau refermer le livre, vous y revenez et y puisez sans cesse de cette magie qui fait les belles histoires ; pour vous abreuver de cette lumière qui vous éclaire et vous guide.

Femmes qui courent avec les loups est de ceux qui vous ouvrent la vue et vous montrent le chemin. J’ai découvert ce livre au cours d’une conversation avec un ami. Oui, un ami car contrairement à ce que peut évoquer le titre, ce livre est tout aussi bien adapté à un homme qu’à une femme. Son retour était tellement enthousiaste que je me suis précipitée pour l’acheter. Dès les premières lignes, j’ai eu une révélation. Celle d’avoir fait une belle rencontre. J’en relis des extraits pour m’en imprégner et pour le plaisir de me laisser transporter par la beauté des contes que Clarissa Pinkola Estés nous livre. J’ai offert cet ouvrage à une amie et je l’offrirai encore car il est des messages qu’il faut savoir partager.

Clarissa Pinkola Estés se définit comme une analyste jungienne, poétesse et cantadora.
En tant que telle, elle a appris à des femmes de se réapproprier leur vrai nature et recouvrer leur instinct sauvage en se livrant à des fouilles « psycho-archéologiques » des ruines de leur monde souterrain.

Elle a consacré une bonne partie de sa vie à l’étude de la biologie animale et particulièrement celle des loups et c’est en observant cet animal qu’elle a pu établir des parallèles troublants entre le comportement des loups et celui des femmes.
Elle révèle des caractéristiques psychiques communes comme la force, l’endurance, l’instinct, l’attachement et la fidélité familiale entre autres.
Tous les deux ont été chassés harcelés, décriés, considérés comme inférieurs à leurs détracteurs. C’est durant son étude des loups que l’archétype de « La femme sauvage » est né.
Clarissa nous parle de « La femme sauvage » non comme un être associable, mais comme un être doté de sa spontanéité originelle, un être débarrassé du carcan de la société bien pensante.
Son instinct libéré, la femme sauvage ne craint pas le loup comme on le lui a enseigné. Elle court avec lui, les pieds nus et elle rit à gorge déployée parce qu’elle est elle-même tout simplement. Cette libre expression de soi, si violemment condamnée à travers les siècles, ces stigmates de culpabilité si longtemps endossés par atavisme, Clarissa propose de s’en défaire.

Les contes nous disent, nous expriment, nous enseignent quelque chose de nous-même dans un substrat de métaphore élevé au point que nous avons sans doute oublié son fondement même. Etre à l’écoute de sa voix intérieure, apprendre à reconnaître son pouvoir sauvage à l’intérieur de la psyché, se fier à son intuition et se faire confiance.

Clarissa Pinkola Estés affirme que le meilleur moyen de rester en contact avec le sauvage est de se demander ce qu’on veut. « Il est nécessaire de faire la différence entre ce qui nous interpelle et l’appel qui vient du plus profond de notre âme. »
Pour illustrer son propos, elle utilise l’exemple du buffet. Difficile de faire un choix tant les mets sont tentants. Ils éveilleront l’appétit de bon nombre d’hommes et de femmes qui choisiront de goûter un peu de tout, sans qu’ils aient réellement faim.
« Lorsque nous faisons ce type de choix, nous décidons de nous offrir une chose parce qu’elle est sous notre nez à ce moment précis. Elle ne sera pas forcément ce dont nous avons besoin.

Lorsque nous sommes en relation avec le Soi instinctuel, avec l’âme du féminin qui est naturelle et sauvage, au lieu de regarder ce qui s’offre à notre vue, nous nous disons :
De quoi ai-je faim ? Sans jeter un œil à l’extérieur, nous nous aventurons à l’intérieur et nous demandons : « de quoi est-ce que je me languis ? Qu’est-ce que je souhaite aujourd’hui ? »
En général la réponse est rapide : « Je crois que je veux… »
Peut-être que ce que nous cherchons n’est pas présent dans le buffet et qu’il faille le chercher un peu, parfois longtemps et nous serons heureuses d’avoir cherché quels étaient nos désirs profonds.

La femme sauvage est celle qui ose, celle qui crée, celle qui détruit. Elle est l’âme primitive, inventive, qui permet tous les actes créatifs, tous les arts. »

Je ne vais pas vous citer tous les passages de ce livre, tant il contient de pépites.
Clarissa Pinkola Estés évoque la nécessité pour une femme de se reconnecter avec sa nature sauvage, son instinct de louve pour ne pas perdre son âme.
Et c’est dans la magnificence de sa narration généreuse et son talent de conteuse que Clarissa nous livre les clés de la compréhension féminine.
Longtemps muselée, corsetée, la femme est devenue la geôle de son âme asservie.
Qu’on la laisse courir et bientôt, elle jettera ses chaussures pour sentir le chatouillement de l’herbe sous la plante de ses pieds et de sa robe surgira une magnifique queue. Elle courra toujours et encore et à un moment elle poussera un cri. Un énorme cri. Celui d’une louve affranchie qui ne craint plus d’être en devenir dans sa créativité la plus primitive !

Je vous recommande la lecture de ce fabuleux ouvrage.

L’art conceptuel ou la métamorphose d’un être.

J’évoquais précédemment de chemin et les digressions en cours de route sont parfois très enrichissantes. Je faisais hier soir une recherche sur l’anthropométrie d’ Yves Klein lorsque je suis tombée, au cours de mes clics-errances, sur l’artiste Marina Abramovic.
Cette rencontre a supplanté mon intérêt pour Klein. Qu’il me pardonne, je souhaite aujourd’hui partager avec vous sur elle.

Marina Abramovic, née le 30 novembre 1946 à Belgrade, est une des plus grandes artistes « performeuses » du courant artistique Art corporel. Durant plus de trente ans, elle inflige à son corps des tortures comme la flagellation, la congélation de parties de son corps sur des blocs de glace, etc… en présence d’un public.
A travers ses actes et son regard, elle interroge notre part la plus sombre et dépasse ses limites. Se rendre maître de son corps, devenir sa propre expérience. Marina a tourné dans une vidéo où elle se coiffe en répétant « art must be beautiful, artist must be beautiful. » Elle se brosse au départ normalement et peu à peu, ses gestes deviennent saccadés, violents et entre dans une sorte de transe hypnotique, répétant sans cesse cette litanie « Art must be beautiful ».
Montrer plutôt que dire ? Que veut-elle dire ? Est-ce seulement de l’ego, du nombrilisme, de la folie ou un message artistique ? Elle a parfois poussé le vice jusqu’à mettre son corps en danger et seules les interventions du public l’ont tirée d’affaire. Jusqu’où l’être humain est-il prêt à aller dans la passivité avant de réagir à la souffrance lorsque celui ci est mis en scène dans un cadre artistique ? Jusqu’ où va la liberté d’un individu et où sont les limites du supportable ? Sa démarche, vivement critiquée dans les années 70, l’entraîne jusque dans un hôpital psychiatrique. C’est là l’objet d’une véritable étude sociologique et psychosociologique qu’elle mène à sa façon. L’empathie n’est-elle qu’un artifice lié à un contexte précis ?

Poussée par la curiosité, j’ai visionné des vidéos sur ses performances et j’ai été interpellée, comme happée par le personnage. Plus encore que la performance elle-même, c’est ce qu’elle est capable d’insuffler au public qui me retient à elle. Les regards sont en suspension léthargique et une véritable connexion s’établit peu à peu. Cela vaut le détour. Certaines de ses actions peuvent interloquer, voire choquer. On pourrait y voir là de l’exhibitionnisme… Toujours est-il qu’elle interroge et qu’elle n’est pas seulement un objet qui s’offre aux regards des autres mais elle porte elle-même un regard sur les autres qui oblige à regarder en nous. C’est comme une sorte de transe collective.

La vidéo est longue et si vous n’avez pas le temps de tout visionner, je vous recommande de regarder un morceau de ces « seven easy pieces » à partir de 18 mins et d’attendre pour voir la progression. Observez ce qui se passe, c’est troublant. Cela vous prendra quelques minutes à peine.

 

la synchronicité

Définition web :
« Dans la psychologie analytique développée par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung, la synchronicité est l’occurrence simultanée d’au moins deux événements qui ne présentent pas de lien de causalité, mais dont l’association prend un sens pour la personne qui les perçoit. »

Longtemps considérée comme un pur hasard, la synchronicité semble admise aujourd’ hui comme un évènement qu’il est possible de provoquer. Cette maîtrise du phénomène ouvre sur de nouvelles perspectives en termes scientifiques et dans nos rapports humains .

Dans ses livres, Piaget décrit la période de l’enfant durant laquelle ce dernier apprend qu’il n’a pas de pouvoir sur le monde, comme une période de décentration. Qu’il n’est pas le centre de l’univers,que tout existe en dehors de lui et a une vie propre.
Et si l’enfant apprenait finalement à avoir un pouvoir sur le monde qui existe en dehors de lui en entrant dans la conscience de ce monde ? Ce pouvoir pourrait-il s’affirmer comme un état de « perception » refoulée par la conscience collective ? Peut-on envisager le hasard comme une immanence transcendantale ?

Jean François Vézina dans « les hasards nécessaires » développe la théorie selon laquelle il n’y a pas de hasard mais une intuition exacerbée des choses.

La morphogénèse de Rupert Sheldrake :

Le personnage et la théorie sont très intéressants à découvrir et méritent qu’on s’y attarde. Ce biologiste remet en cause 10 dogmes scientifiques dont un en particulier développé dans cette vidéo. Il s’agit d’une conférence sur la variation de la « constante » de la vitesse de la lumière qui lui permet de remettre en cause le dogme selon lequel notre expérience humaine se réduit à une expérience immuable avec brio et beaucoup d’humour. Selon lui, tout peut changer si nous prenons la science comme un formidable outil d’expérience et non pas comme un système de croyances figées. Il questionne la nature de l’esprit. Pour lui, il ne réside pas dans notre cerveau. Il peut voyager.
Peut-on maginer que ce déplacement est ce que l’on pourrait appeler l’intuition, la divination, la synchronicité, etc… ? Le chamanisme explore déjà ce voyage de l’esprit.

Lavoisier ne disait-il pas:  » rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ? »
J’y vois un corollaire à la pensée de Darwin sur l’évolution des espèces et une formidable opportunité d’écorner un peu toutes ces croyances qui nous empêchent parfois d’observer, de réfléchir, de questionner et d’élargir notre perception sur le chemin de notre propre connaissance. L’esprit est la matière et la matière est esprit.
Je vous suggère vivement d’écouter jusqu’au bout afin de comprendre sa théorie. J’adhère à sa proposition. Faites-vous votre propre opinion.
Rupert Sheldrake aurait été menacé de censure pour ses théories. Est-ce que le procès de galilé se répète ?

Vidéos trouvées sur : http://www.synchronicite.net/