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Méditation chamanique


 Expérience sur la musique the chaman’s journey you tube

J’ai écrit ce texte à la suite d’une consigne donnée par Anaël Verdier en atelier d’écriture en 2015. Je me suis prêtée au jeu et me suis inspirée de cette musique. Ce fut une expérience étonnante, je me suis laissée porter par le rythme et les mots m’ont échappé. Je vous recommande d’essayer, même si le résultat peut s’avérer déroutant. 🙂

Je suis bien dans l’entre soi fragmenté de l’univers et je plonge dans le son empirique d’une goutte de pluie. L’œil végétatif danse dans une rotation imberbe.

Mon corps n’est plus qu’un son, une torsion organique qui s’élance dans la matière invisible du cosmos. Ondulations cérébrales, terreau animal. Je ne fais plus qu’un avec la vie et j’avance, remue l’humus au sol. Enfonce et enfonce mon esprit tellurique dans la fossilisation temporelle de la genèse.

Une note, je chante. Je m’arc boute et j’ondoie ; je fragilise mon espace, je transcende l’un.

Vaste, vaste étendue, arrière, epsilon ! Voile imperceptible, murmure vagal.

Je cours et je saute. Une, deux. Un nuage est tombé à terre et se répand sur les racines de mes regrets.

Le lierre grimpe et envahit mes tympans. Aussi fine que du papier, je suis traversée par la lumière. Elle écrit sa musique sur mon corps. Tatouée, je cours encore, je saute, je danse et m’essouffle. Je me pose, il est là. Il glisse comme une ombre sur mon visage, le caresse, je frissonne. Un, deux, trois, motif géométrique en mouvement, je capitule. Je me laisse prendre.

Battement de cœur, boum, boum, boum, boum, changement de rythme, boumboum, boumboum. Encore une accélération. BoumboumboumboumBOUM ! Majuscule en l’air. Gravitation de l’éternel néant, je fuse. Comète insolente, je laisse une trace sur la voûte stellaire. Quelle impudence ! Fau-il que je rayonne ?

Je préfère me taire, rêver et me taire. Il vient à moi je le sens, je ne m’en effraie pas. Il peut m’habiter, j’ai suffisamment de place. Il peut se raconter, je le chanterai, je l’hymnerai même, jusqu’à l’épuisement. Il appui sur mon torse, appui et appui encore. Respire, respire !

Là, voilà, c’est mieux. Encore un rythme dans ma poitrine. Boum tchak, boumboum tchak.

Boum…Boum… ralentissement, anéantissement, sursaut.

Oui, je sais que ce n’est pas ce que vous attendez. Où est le sens ? Une histoire, une expérience ? Et si c’était ça. Sujet verbe complément, complètement en dehors de moi. Ce n’est pas ça la vie. C’est une fulgurance, une incohérence qui vous habille d’intelligence. Déconstruire, jeter, polir, briller, puis aimer.  Juste un tambour et soi et dans l’entre soi, un monde. Convoquer l’onirisme, l’appel de l’ailleurs, la frontière tranchante, l’ultime appel !  Je l’entends, il parle en moi lorsque je sais me taire. Apprendre à se taire pour mieux s’emplir.

Mes pieds sont des papillons, ils ne touchent plus terre. Ils ont mieux à faire, ils savent qu’elle est en eux. Insinue-toi, envahis-moi. Je suis caisse de résonance. Mon cœur fibrille jusqu’au point de rupture. C’est le vertige absolu. Non sens, verbe. Pulsation, verbe. Allez, ça y est, je sens que je lâche prise. Je suis à chair de peau, je martèle. Martèle et martèle. Ca s’enfonce dans le dedans. Ca me vrille, ça m’instille, ça me meut.

Je suis un être pris dans la tourmente d’un rythme lancinant et j’avance mais je ne sais pas où je vais et je ne trouve même pas ça inconfortable. Je suis bien. Je ne suis plus là en fait, je suis  dans l’entre soi et j’ai la tête qui tourne. Mon rythme cardiaque s’accélère.

Pulsation, pulsation, tambour. Il va vite, il cogne, il m’agrippe, il m’entraîne. Où ça ?

Je cours, je cours, je cours, je cours, je m’essouffle. C’est vert autour et ça bouge. Ca va trop vite et j’ai peur que mon cœur lâche. Ouf, j’entre dans la matière. Je cloche sur des notes de piano. Je m’enfonce et je remonte et c’est magnifique. Le grain de ma peau vibre.

« Cantanatolate ». Je me sens glisser et voler. Je me vois, je rampe, je creuse mon dos et j’avance dans les herbes hautes, félidé royal. Ma chevelure balaie le chemin de l’exil auquel je suis forcée. J’ai le regard brisant. Je cherche quelque chose dans un rituel qui me dépasse. Je suis à la limite du supportable, elle est plus forte que moi. Elle m’angoisse et pourtant, je ne cesse de me la repasser en boucle. C’est la deuxième étape. Cette musique que j’accueille et que j’intériorise depuis deux pages me modélise. Je suis derviche tourneur et ma tête n’est plus dans l’axe.

Des ombres m’observent et m’encerclent. Je vois le ciel tournoyer au-dessus de ma tête.

A moins que ce ne soit moi.Je suffoque, je n’arrive pas à me concentrer. Je ne vois plus rien. La musique est omniprésente. J’ai vraiment le vertige et la tension monte. C’est incroyable. C’est une caisse de résonance. Ca va vite. Encore et encore trop vite. Si ça va plus vite, est-ce que mon cœur explose ?

Un casque vissé sur la tête, je suis au bord de l’épuisement. La musique s’arrête. C’est le grand vide. Je recommence. Je veux aller au bout de l’expérience. Une addiction péremptoire. Boumboumboumouboumboumboumboumboum ! Encore ! Encore ! Plus fort ! J’augmente la densité. La volute est à son maximum et je commence à saisir les nuances de ses battements lancinants. J’en saisis les contours, les décélérations. Je n’ai pas de vision particulière, juste une vive émotion. J’ai envie de me lever. J’ai le sentiment que je ne peux pas accéder à une étape supérieure si je ne danse pas avec ces notes. Elles m’appellent elles me cherchent et je n’en peux plus. Un accent, deux, trois, accent ! Accent ! Frappe !

Mon corps est un silence et demi. Il se résout dans l’absence temporelle. Allez, si je me mettais à vivre maintenant, là, si j’osais. Si je me déployais ?

J’ai mille peaux et je m’appelle Kichté. Je ne suis pas matérialité, j’existe dans les espaces, dans les creux, dans le vide. Je suis pétrie de vide et j’ai traversé des épreuves que seules les âmes mal nées sont capables de supporter. J’ai chevauché le soleil pour m’enfuir de la douleur. Elle m’a traquée et j’ai résisté. J’ai sauté de nuage en nuage et je me suis posée sur la pointe de l’espérance. J’y suis restée en équilibre sur un pied, juste pour défier l’adversité. Elle se dressait devant moi en figure obsolète. Je l’ai chassée de tout mon amour et elle s’est mise à pleurer. Je me suis assise à ses côtés et je lui ai dit que ce n’était pas grave, que j’avais pleuré moi aussi et que les larmes font pousser les arbres. On peut s’y mettre ensuite à l’abri alors ça ne fait rien. A l’ombre de la douleur, on se recompose. Elle m’a tendu la main et je l’ai serrée très fort. On a survolé ensemble plein de territoires inconnus et nous avons fait l’exégèse du monde.

Répétition. Il y a quelque chose d’absolu dans la répétition. Elle réinvente, elle accède au magique, au sacré dans la boucle. Boumboumboumboumboumboumboum !  La transe ! Boum boum boumboum boumboum boum boumboumboumboumboum. Les repos, les absences creusent la différence et singularisent. Univers, sommes nous vraiment vers l’uni. L’universalité un peu pour se reposer et unis vers quoi d’abord ?

Refuser l’uniformité, désincarcération thoracique de l’esprit. Je sursaute, il arrive au galop, là, prend la lumière dans les filets de sa crinière fauve. Je m’accroche à son  insonorité.

Ils refluent vers mon centre. Je les appelle de toute mon âme mais ce sont les images qui  vectorisent l’intensité acqueuse de mes mystères.

Lichen, mandragore, verdoyante allée poudreuse de l’immense voile de soie, puisse tu me couver de ton iris de feu.

Kichté est mon nom et il transcende la descendance de l’infanticide amertume.

Je suis le fruit de la connaissance. J’ai toutes les connaissances et le grain de ma peau est une connaissance acquise à la cause de l’humanité.

Suis-je à l’état d’incohérence ? Supporterez vous cet alanguissement né de la variation vibratoire de la note affûtée de mes désirs ?

Je suis une page que l’on tourne, qui jaunit, que l’on froisse. Je m’écris entre les lignes. Je marche entre les marges et j’ai le vertige. Ca tourne, ça suinte, ça déborde d’emphase.

Steppe contaminée par les lueurs de l’aube chétive. Ligne cadencée de l’aile brisée de l’aigle dévolu à l’élévation.

Soi, soi, soi, soi, soi, soi, péremption. Soi, soi, soi, soi, soi, soi, rédemption.

Je suis un monde dans un monde et rien ni personne ne pourra l’empêcher. Pas même la mort, il est trop tard. T-r-o-p t-a-r-d. Je suis affranchie. Plus rien ne m’atteint, pas même le néant. Je suis l’absurdie crucifiée. Une étoile égarée à la pointe émoussée mais je trace mon sillon à travers la voir lactée pour atteindre cet autre versant de l’envers. Solitudinale est mon âme. Anamorphosée en cet instant, je surgis dans les volutes de tous les possibles. Végétale, minérale, animale, je suis en tout ce qui prend vie.

Là, ça y est, je m’assied en tailleur et je contemple la majesté des atomes fortifiés. Ils conspirent sur la toile de mon esprit et je vois une vallée au milieu de laquelle coulent quelques notes de joie sautillantes. Elle vrille là où la terre l’appelle et jaillit, obscure, plus vive que jamais pour inonder de son aura les alentours. Et je suis cette rivière, je vrille et je danse avec elle. Danse, danse, danse, danse, danse, émerge. Boumboumboumboum.

Boum, boum, boum, boum, une sensualité avérée, hop, hop, hop, hop ! Obstacle.

Incrustation déficiente, pourquoi tu t’accroches, hein ? Tu veux voir l’après, le bout de l’infini. Obstruction, changement d’orientation. Ligne courbe, arabesque.

Respire, respire, respire, court, mais court après ces idées échevelées qui te tiennent tête. Tu t’prends pour un humain ? Ah, ah, alors crie ! Arrache tes poumons et ce qui te sers d’oreille. Ecoute avec les yeux ! Battement, battement, chevauchement. Stop !

Tu les sens les unions sournoises, inattendues ? Ca te dépasse, les mots s’unissent, font leur chemin. Simplifie l’accueil, reçois, le rythme, forge l’artère fémorale.

Tourne, tourne, convoque ! Tu peux le faire, laisse les venir, laisse les entrer, tu as ta place !

Meurs !

© Nadia Bourgeois

 

 

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Le papillon morpho ou la métamorphose

caption id= »attachment_41″ align= »alignnone » width= »300″]Papillon réalisé en atelier à l'acrylique en 2009 Nadia Bourgeois

Papillon réalisé en atelier à l’acrylique en 2009
Nadia Bourgeois

Le papillon morpho

Les très belles ailes bleues du papillon Morpho sont incolores ! En effet, ses ailes sont recouvertes d’innombrables et minuscules écailles transparentes en chitine (substance organique azotée souple et résistante).
Mais grâce à leur structure superficielle, elles réfléchissent et réfractent* la lumière, la décomposant et créant des couleurs par interférence. C’est le phénomène de diffraction* qui est propre aux ondes électromagnétiques.
Les couleurs que nous voyons sont donc dues aux jeux de lumière dans les structures de ces écailles, plutôt qu’à la présence de pigments.
Ces couleurs, dites physiques (ou structurelles), apparaissent parce que les écailles présentent des structures parfaitement régulières dans lesquelles les distances sont du même ordre de grandeur que la longueur d’onde de la lumière (par exemple la longueur d’onde du bleu est de 446 à 500 nm)
Comme ce sont des couleurs physiques, dans l’air, dont l’indice optique est égal à 1, ces papillons apparaissent bleus mais dans l’eau, dont l’indice optique est égal à 1,4 ils apparaissent verts.
De plus, elles sont pérennes contrairement aux couleurs dues à des pigments qui peuvent s’altérer au cours du temps. Elles ont aussi la caractéristique d’être iridescentes, c’est-à-dire qu’elles changent selon l’angle d’incidence de la lumière.
Les japonais se sont inspirés de ces papillons pour produire des fibres sans colorant ni pigment. La couleur est créée à partir des variations d’épaisseur et de structure des fibres, pas besoin d’utiliser de teinture.

http://tpe-biomimetisme-chimie.e-monsite.com/pages/le-biomimetisme-c-est-quoi/quelques-exemples-actuels-d-inspiration-biomimetique/le-papillon-morpho.html

Une entreprise canadienne, Nanotech Security corp, s’est inspirée de la structure des ailes du morpho pour créer des billets de banque impossible à contrefaire.

http://www.courantpositif.fr/aile-de-papillon-la-nouvelle-arme-anti-contrefacon/

LE PAPILLON

Le papillon n’est pas recensé dans les dictionnaires de mythologie égyptienne alors que, dans la mythologie grecque, le papillon est symbole d’immortalité.  » Le papillon, c’est l’âme humaine comme le souligne l’étymologie: « psyché » en grec désigne à la fois l’âme et le papillon. »

Symbolisme Amérindien : Le papillon est le symbole de la métamorphose, du changement. Il nous enseigne qu’il faut laisser nos désirs se réaliser, de changer nos vies, de créer de nouvelles situations pour améliorer notre quotidien.

Il y a 4 étapes à faire pour devenir un papillon ; la 1 ère est l’œuf, la naissance de l’idée, ensuite, l’état de larve qui est de savoir si on réalise son projet. Ensuite, il y a le cocon où il faut amener ce projet à soi, le relier à notre personne. Et vient l’éclosion, la naissance du projet tant couvé. Ces étapes se répètent tout au long de notre vie, car des idées, des projets nous en avons plusieurs dans une seule vie. La force du papillon nous aide à mettre de l’ordre dans nos pensées, d’avancer consciemment

En psychanalyse: il est symbole de renaissance. Dans l’antiquité romaine, l’âme quittant le corps prenait la forme d’un papillon ; Psyché est représentée sous forme d’une petite fille ailée, semblable à un papillon.

Chez les Aztèques: il est le symbole de l’âme ou du souffle vital. Du fait de sa couleur et de ses battements d’ailes, on l’associe aussi à la flamme. L’homme suit le cycle du papillon.

Selon la mythologie irlandaise: c’est celui de l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle, comme dans la symbolique chrétienne.

En Asie: les papillons sont apparus dans les arts non seulement pour leur qualité décorative mais aussi pour leur valeur sacrée.
Ils symbolisent l’immortalité, l’amour éternel et la joie. Ils incarnent souvent l’âme d’une personne vivante.
Ils intéressent pour ses métamorphoses : la chrysalide contient les possibilités de l’être. Il est aussi symbole de résurrection.

Au Japon: le papillon est l’emblème de la femme en raison de sa grâce et de sa légèreté mais il représente aussi l’inconstance. Lorsqu’ils sont deux,les papillons symbolisent la fidélité conjugale.

En Chine et au Vietnam: il sert à exprimer un voeu de longévité. Parfois associé au chrysanthème, il signifie l’automne.
Créature pleine de grâce, le papillon est le symbole de l’amour. Tel un amant qui recueille un baiser sur les lèvres de l’être aimé, il boit le nectar au coeur de la fleur.

chamanisme : l’animal totem

L’animal totem amérindien :

Chez les Améridiens, chaque individu est relié à un animal totem. Cela permet de tisser des liens très puissants avec la nature. Entrer en communion avec l’animal totem nous apprend à mieux nous connaître et vivre en harmonie avec le monde qui nous entoure.

Mon animal totem : Le papillon

C’est un symbole de transformation personnelle, de l’exploration de soi.
Chez les amérindiens, le papillon est l’animal totem le plus symbolique de transformation. « Partir à la découverte de son animal totem, c’est se préparer à explorer un monde où intuition et imagination sont souvent plus utiles que vos capacités intellectuelles et esprit rationnel. »
Le papillon est un paradoxe. Une vision fugitive qui laisse une profonde empreinte. Chaque fois que j’en croise un, j’ai la sensation de toucher au caractère sacré de l’univers, d’attraper des rêves. C’est comme un bon présage ; nul besoin n’est de les capturer, ni de les posséder. Pouvoir goûter seulement un instant à la magie de leur être me suffit amplement. C’est une capacité que nous expérimentons peu ou pas. Notre état amoureux est toujours associé à l’envie de posséder, de fusionner. Est-ce que le papillon nous donne une leçon d’amour ? Est-ce cela l’amour véritable ? La capacité d’aimer sans vouloir posséder ?

Semblables à des vitraux de cathédrales, ils essaiment leurs couleurs à travers le monde pour dispenser un message de paix. Une métaphore du pouvoir de métamorphose fantasmée. Qui n’a jamais rêvé un jour de s’élever, de pouvoir voler ? Le passage d’une idée à une spiritualité conscientisée.
Chez les grecs et les aztèques il est celui de l’âme. Emblème de la femme au japon, symbole de renaissance en Irlande… La liste n’est pas exhaustive.

Le papillon est l’animal totem qui m’accompagne en ce moment car je suis dans une phase de changement et de transformation.
Dans la tradition chamaniste, il est conseillé de laisser venir à soi son animal totem. Découvrez celui qui vous correspond et appréhendez le monde avec l’aide de ce guide.

http://www.animal-totem.fr/

Krishnamurti : les causes de la souffrance humaine

J’ai découvert Krishnamurti au hasard de mes errances livresques. J’ai été frappée par le titre de son livre  » se libérer du connu ».

Je me suis dit que ce pouvait être intéressant de connaître le contenu de ce livre et j’ai parcouru quelques lignes. J’ai immédiatement été saisie par l’intelligence et la sagesse de ses propos.

J’ai depuis regardé des vidéos le concernant et je dois dire que ses propos font écho en moi.  Je le considère comme un messie et j’aimerais partager avec vous la parole de cet homme d’une grande richesse intérieure.

Je crois avoir déjà dit que je suis très sensible au sujet de la peur car elle  est à mes yeux la cause principale du conditionnement de l’humanité. Krishnamurit nous invite à une  réflexion intéressante  sur tous les sujets qui nous préoccupent avec une grande lucidité.

Je vous laisse découvrir cette voix d’or. Essayez de l’écouter jusqu’au bout.

La peur

Notre Sociéte est construite à partir de la peur.

Nous avons peur du noir, de l’inconnu, de l’étranger,de ne pas pouvoir manger à notre faim, d’avoir mal, de ne pas trouver un travail, et j’en passe. Je ne vais pas tout énumérer la liste est trop longue.

Une des peurs les plus ancrées en nous est celle de Dieu et de sa colère.Les fondements mêmes de nos civilisations sont basés sur la peur. Il faut craindre le tout puissant, craindre d’aller en enfer si nous n’adoptons pas un comportement exemplaire.

Le respect des normes, des règles passe par la maîtrise du comportement humain. L’homme est il par essence si mauvais qu’il faille lui inculquer la peur pour qu’il se tienne tranquille ? et à qui profite cette peur ?

Quelle serait notre société si la peur n’existait pas ? C’est une alternative qui semble impossible, impensable à concevoir, tellement elle échappe à nos croyances. Car la peur est une croyance puisque dès l’enfance on nous apprend à avoir peur du loup et du diable.

Plus tard, on nous apprendra à avoir peur des étrangers, de l’échec, du chômage, de la mort…

Et cela profite à qui ? Aux politiques, aux hommes d’affaires.  A tout ceux qu’un esprit affranchi peux représenter comme menace pour leur entreprise, l’accumulation de leurs profits.

Vous avez un bien ? Craignez qu’on vous le vole. On vous vend des assurances.

Vous craignez pour la sécurité de vos petits à l’école, on vous vend des cartables pare-balles !

Vous craignez la crise ? On vous demande de sacrifier une partie de votre salaire pour ne pas vous retrouver au chômage.

Vous perdez quand même votre emploi ? C’est la faute de l’étranger qui vous l’a volé.

Vous n’entrez pas dans le moule ? Vous avez des idées subversives ? On vous met en marge de la société, on vous menace de vous enfermer.

Vous craignez pour votre retraite ? Souscrivez à un plan épargne retraite.

Vous avez peur d’être jugé ? Craignez d’être vous-même.

On voit bien quel puissant instrument de contrôle sur l’homme peut représenter la peur. Alors on l’en nourrit, on l’en gave, matin midi et soir. On la retrouve dans les histoires pour s’endormir, dans le journal télévisé, dans nos assiettes, dans tout…

C’est un fabuleux accessoire de magie. Craignez le terrorisme, craignez l’intégrisme, craignez, craignez, craignez, l’état se charge de tout.

Dans son livre,  » se libérer du connu », Krishnamurti, philosophe indien, donne une analyse de ce qu’est la peur et ce à quoi elle est reliée.   » La peur a toujours un objet ; elle n’est jamais abstraite ; elle est toujours reliée à quelque chose ».

Krishnamurti nous demande d’observer notre forme particulière de peur, de l’observer, de la regarder et d’observer nos réactions. Il nous demande de nous interroger à son sujet.

La peur est une croyance qui existe dans l’expérience que l’on a du passé et la crainte que l’on a du futur.

La peur soumet. S’en libérer, ou tout au moins, tenter de la comprendre et essayer de s’en libérer, c’est apprendre à mieux se connaître.

Les larmes Féline

Anaël Verdier donne des cours d’écriture de roman, de scénarios et de nouvelles entre autre mais il est aussi un sacré auteur.

Si vous aimez les histoires de sorcellerie, vous serez conquis par l’histoire d’une jeune fille et de ses amies qui sont entraînées dans des aventures où l’ ésotérisme et la magie ont une large part.

A découvrir absolument.

les enfants sorciers

Les croyances qui arrangent et qui dérangent.

Nous avons tous des croyances. Qu’elles soient d’ordre religieux, politique, philosophique, ect…personnelles ou collectives, elles influencent positivement ou négativement nos actions.

Nous sommes mus par nos croyances et nos convictions sont le fruit d’une transmission ancestrale ou nouvellement acquise.

Tour à tour, elles entretiennent nos peurs, nos doutes ou à l’inverse, nous rassurent.

Nombreux sont ceux qui consultent leur horoscope avant de démarrer la journée, qui croient que Dieu existe ou qu’il n’existe pas. Que les blancs sont supérieurs aux noirs.

Nombreux sont ceux qui croient aux superstitions et nombreux sont ceux qui les exploitent.

Les croyances évoluent en fonction des sociétés dans lesquelles nous vivons. Celles des populations dites « civilisées » ne sont pas identiques à celles des populations dites « primaires ».

Les progrès scientifiques et les changements de contexte politique économique et social d’une société, modifient ces croyances.

Bien souvent, elles reposent sur la peur.

Voici une liste non exhaustive : le rituel sacrificiel, les rites, les offrandes, les prières, les oracles, les guerres, la charité…

Ces croyances sont le fait d’une pensée collective qui rapproche les êtres. Les convictions personnelles sont en opposition avec la majorité mais rejoignent d’autres convictions partagées par une minorité.

Dans le cas d’un individu dont la croyance n’est partagée par personne, l’unicité de sa croyance l’isolera au point qu’il passera aisément pour un excentrique ou pour un fou.

Je voudrais attirer l’attention sur les croyances qui sont le fait d’un consensus économique et font basculer l’humanité dans l’horreur.

J’aimerais vous parler des enfants sorciers de Kinshasa au Congo Démocratique Libre.

Voici un pays où la misère est telle que les parents rejettent leurs enfants sous prétextes qu’ils sont possédés. Ils les décrètent sorciers et les jettent à la rue. Cette croyance entretient la création en parallèle de cabinets d’exorcistes qui fleurissent et profitent de ce marché juteux. Cette croyance repose sur le contexte économique du pays et permet aux adultes de se défaire de la responsabilité de nourrir leur famille. On se débarrasse des problèmes.

Il est vrai que ce comportement n’est pas propre au Congo et n’est pas tout à fait nouveau.

Dans l’antiquité, les enfants étaient considérés comme des non citoyens. Le mot enfant en latin signifie : « celui qui ne parle pas ». Les enfants étaient considérés comme dénués d’esprit et il fallait les dresser. On emmaillotait leurs corps pour qu’ils ne bougent pas.

A l’inverse, au moyen âge, les enfants sont considérés comme de petits hommes qui doivent travailler très tôt et que l’on considère comme de petits diables, des esprits mauvais. Ils sont réduits à l’état d’objet. Ce sont des périodes éloignées et notre perception de la place de l’enfant chez les sociétés dites évoluées, a énormément changé grâce à l’éclairage de philosophes, sociologues et scientifiques.

Les croyances sont des masques qui justifient souvent les mauvaises actions qu’il faut dénoncer lorsqu’elles font mal.

Elles arrangent lorsqu’elle dédouanent l’état d’une intervention quelconque.

Dénoncer la pauvreté et apporter de l’aide serait une attitude plus appropriée, plus humaine, non ? Nous n’avons plus la capacité à réagir. Nous regardons le monde se déliter sans rien dire.

Comme dirait Stéphane Hessel,  » indignez-vous !  »  Refusons d’accepter les croyances que réduisent l’homme à l’état de bête.

les enfants sorciers

Nos choix

Sommes nous le résultat de nos choix ? Choisissons nous d’être acteur ou spectateur de notre vie ?

Tout le monde adopte une ligne de conduite qui lui est propre en fonction de ses attentes et de ses croyances. Et tout le monde pense que cette façon de faire est légitime.

Il y a un foisonnement de pistes et qui peut se vanter d’avoir choisi la meilleure si ce n’est parce qu’ elle correspond à sa propre éthique ? Etre en accord avec ses principes, c’est important et en même temps, partager la vision de l’autre, l’explorer pour mieux la comprendre aide parfois à mieux se comprendre soi même. S’ouvrir au monde et entrer dans la perception. Voilà ce qui aide à grandir.

Pourtant nous refusons bien souvent de le faire. Nous vivons à une époque où tout va très vite. Trop vite. Nous n’avons plus le temps de nous ennuyer. Se poser et réfléchir à ce qui pour nous fait sens.

On décide pour nous. Nous vouons notre temps libre au culte de l’image et ces images emplissent nos têtes pour envahir cet espace de réflexion qui nous serait parfois si utile.

Nos choix sont ils réellement nôtres ou sont ils façonnés par des consortiums voués à nous orienter à nous manipuler dans le sens du courant ?

Nous devons faire le choix de travailler, de produire, de procréer, de consommer.

Qu’en est il si nous n’entrons pas dans cette dynamique ? Nous sortons du système.

Celui qui sort du système est improductif et condamné à être montré du doigt comme un vice de forme.

Procréer pour nourrir la machine, militaire, sociale, économique, politique et …

Nos enfants ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent au système.

Si demain l’état décide de prendre votre enfant pour en faire un soldat ou l’enfermer par souci de sécurité nationale, pourriez vous l’en empêcher ?

Selon des propos rapportés, Bonaparte aurait dit à la bataille d’ Eylau, lorsqu’il découvrit les cadavres de ses soldats sur le champ de bataille : «  Une nuit de Paris compensera tout cela ».

Nous devons conspirer de bonne ou mauvaise grâce à un projet collectif déterminé par les grandes puissances. La solidarité active fait place à la cohésion sociale et nous enferre un peu plus chaque jour dans ce que le chaman Don Miguel Ruiz appellerait, le rêve collectif.

Nous ne sommes rien d’autre que de la main d’œuvre. Et nos rêves dans tout ça. Nos choix ?

Rien de plus simple. On nous vend du super héros, la nation nous attend pour libérer la planète des envahisseurs. Nous sommes de braves soldats et nous devons sauver l’entreprise du marasme économique en sacrifiant nos heures et nos espoirs sur l’autel des illusions.

Le verbe haut, la phrase assassine, les instances nous canalisent, nous hypnotisent pour faire de nous des moutons de panurge.

Celui qui sort des sentiers battus est un marginal, un improductif, un rebut de la société.

Que l’on fasse entendre sa voix et on la fait taire aussitôt si elle dérange.

Pour que ces voix qui ouvrent d’autres voies ne détournent les autres de ce projet collectif sociétal  inscris dans la stratégie des plus individualistes, on instille la peur.

Sous forme d’injection, d’injonction, on la met partout dans les programmes, dans les courbes scientifiques, dans les journaux, dans nos assiettes, chez le médecin, au dehors…

Nous sommes une civilisation gouvernée par la peur.

La peur d’être nous, de faire nos propres choix, de suivre notre propre voie(x).

Dans « les quatre accords toltèques », Don Miguel Ruiz, ouvre des pistes pour tenter de passer de ce rêve collectif que l’on imprime en nous depuis l’enfance et qui fait de nous des êtres aliénés, à notre propre rêve. Il propose quatre accords qu’ il est parfois  difficile mais possible d’appliquer à sa façon.

Je ne vais pas  résumer le livre mais évoquer ces quatre points essentiels. A vous de les découvrir dans son ouvrage.

1 Que notre parole soit toujours impeccable.

2 Que nous ne fassions pas une affaire personnelle de ce que l’on nous fait ou dit.

3 Que nous n’entrions pas dans l’interprétation

4 Que nous fassions toujours de notre mieux.

Le respect de ces accords ou tendre à les respecter au plus près, nous amène à la plénitude, à l’amour, l’épanouissement de soi. A mieux se connaître, rester maître de ses choix et se libérer du conditionnement collectif.