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Soirée lecture à l’Espace temps Bordeaux

Nadia soirée espace temps du 08 06 18

Nadia Bourgeois vous convie à une soirée exceptionnelle :

 Si vous êtes dans le coin, c’est peut-être l’occasion de faire connaissance et de partager un moment de convivialité autour des lectures de textes réalisés lors des ateliers d’écriture que j’anime à Bordeaux.

Les personnes de passage pourront venir écouter librement bien sûr.

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Nadia Bourgeois – Auteure de romans et pièces de théâtre mais pas que…Non, pas que

Ma belle rencontre interview avec Margaux Gilquin ! 

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Je vais vous parler d’une autre rencontre magique via les réseaux sociaux. Il s’agit de Margaux Gilquin, l’extraordinaire auteure de  » Le dernier salaire », publié chez XO en 2018. Elle m’ a proposé il y a quelques temps de cela de m’interviewer pour écrire un article sur son blog. Nous nous sommes fixé rendez-vous le mardi 6 février à l’heure du déjeuner et cette rencontre fut pour moi un vrai coup de coeur ! Margaux Gilquin est toute en fleur de peau 🙂 Une belle sensibilité et générosité, une curiosité de l’autre et une intelligence vives, doublées d’un humour désopilant qui vous met de suite à l’aise.

Mais je vais cesser de bavarder et vous laisser découvrir le résultat de notre entretien via le lien ci-dessous. Merci Margaux pour ce moment exceptionnel passé en ta compagnie !

Portrait par MARGAUX GILQUIN 

Elle est pétillante et malicieuse, observatrice et psychologue. Elle donne aussi des cours de « Sacologie »…oui vous avez bien lu…des cours de « Sacologie », en lisant son portrait vous comprendrez mieux:).

Bon, il est temps que je vous présente Nadia Bourgeois. Mais  d’abord je vous voudrais vous dire ce que, moi, j’ai ressenti en sa présence. Oui, en sa présence, parce-que j’ai eu la chance de partager un repas avec Nadia, dans le QG des auteures bordelaises, et que ce repas je ne suis pas prête de l’oublier.

Il y a eu le premier regard échangé, équivalent à un coup de foudre amical. Vous savez le premier regard qui donne le sentiment que cette nana là on la connait depuis toujours.

Puis les premiers pas faits ensemble jusqu’au restaurant. La porte poussée, la table choisie, le repas commandé et enfin le tête à tête.

La minute qui fait que ça passe.

Ou pas.

Et perso, bah c’est super bien passé avec Nadia. Tellement bien qu’on a pas vu l’heure tourner, qu’on a pleuré de rire, souri de tendresse. Tellement bien qu’on va remettre ça parce-que Nadia c’est une nana pas comme les autres du tout. Elle écrit à merveille, anime des ateliers d’écriture, écrit des pièces de théatre. Et le tout dans la simplicité la plus totale…

Je suis conquise par ce troisième portrait d’auteures Bordelaises.

Merci

via Nadia Bourgeois – Auteure de romans et pièces de théâtre mais pas que…Non, pas que

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Message oublié

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Image Le Tribunal Du Net.fr

La lumière bruissait dans le regard couchant d’un arbre refeuillé. J’écoutais le cœur de sa sève écouler les minutes vagues au pied de mes espérances. Il me chantait les heures où les hommes savaient parler aux arbres, les entourer d’amour et leur conter des vers. Ils soufflaient dans leurs branches tous les secrets du monde et à leur tour, d’autres hommes venus d’un autre temps recueillaient ces confidences à l’ombrage de leurs murmures, les muant en légendes, tatouant dans l’écorce de ces géants d’émeraude, les rêves écorchés de leurs ancêtres.

Lorsqu’un jour, je le vis tout noueux de n’être plus visité, agonisant ses chairs dans des cris torsadés, une larme me vint, chaude et salée au coin de ma douleur. J’en cueillais les lambeaux, les glissaient dans l’herbier de mes souvenirs. Je les conservais telles de saintes reliques, y revenant parfois sans comprendre toutefois ce qu’ils faisaient là. Ils s’étaient asséchés, leur message oublié dans un vieux tiroir. Je n’entendais plus leur chant, à peine un craquement. Et quand je l’ai rouvert, quelques années plus tard, sur le lit de mon dernier soupir, j’en déchiffrais tardivement le sens. Il était écrit :

N’oublie pas de vivre !

Nadia Bourgeois

Ode à mes amis blogueurs et blogueuses 

Il arrive parfois qu’un élan vous traverse avec la fulgurance d’un éclair. Et si je rendais hommage à ceux qui peuplent la blogosphère, qui m’encouragent, me réservent leur attention et m’enchantent de leur voix singulière d’une façon particulière ?  Il y en a tant ! Je n’ai pu être exhaustive malheureusement, aussi, y reviendrai-je sûrement.

Voyage en blogosphère 

Avez-vous déjà été en Aphadolie, cette mystérieuse planète de la connaissance où le savoir, balayé par la douceur de Green norden, circule en permanence ? Là-bas, tout est idéelle. Tandis que je traversais la bienveillante landcheyenne sous le ciel lumineux de Leyenda, je me laissais bercer par les vers oniriques de Moonath qui parvenaient jusqu’à moi dans un voile de murmures et je connus soudain l’envol poétique, Le vertige de l’oiseau. Il m’emporta Vers Antarès, terre de lyrisme enchanteur, découvrir les magnifiques Narines de crayon dont les mots taillés comme des monts sont traversés par une Culturieuse joyeuse montée sur un chevalet fougueux. Elle m’entraîna dans son sillage au pays des couleurs stupéfiantes,navigant sur des toiles singulières. Alors que j’atteignais les limites de ces contrées décalées, je vis les gifs de Dominique s’animer dans l’œil d’une flâneuse bretonne alanguie. Le regard appuyé contre le sien, la belle Anita, parée de tissus chatoyants, chantait les louanges de la féminité. Je les délaissais à grand peine, poursuivant inlassablement ma route,poussée par un délire de Brindille, portée par la hâte d’apercevoir d’autres univers merveilleux. Là, Elisa, Laurence et Polina aiguisaient leur plume, faisant jaillir des geysers d’émotions dans des déserts de vélin immaculé. Antony’M les histoires me soufflaient-elle. Je ne suis rien sans elles, murmurais-je, songeuse. C’est alors qu’Aquileana m’apparut, m’invitant à m’asseoir auprès d’elle. Elle me conta les mythes gréco-romains en me tenant la main.
Je prenais la mesure de l’immensité de la blogosphère et de ses richesses insoupçonnées.

HENRI MICHAUX

Henri Michaux Ecrivain poète peintre.

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Portrait Henri Michaux

 

Le vieux nébuleux

Toi, vieux nébuleux sans nom croupissant dans la chair

D’un évanescent royaume aux béances oculaires

Je vois abdiquer la lumière de ton essence indomptée

Rouler sur tes joues glabres tes rêves édentés

Devant l’agitation des corps crépusculaires

La déferlante inutile de cris contestataires

Des corpuscules émaciés par de vaines suppliques

Un signe insignifiant, un jet d’homme extatique

Une larme de sang rougissant

Dans ce regard qui ne veut pas se taire.

Nadia Bourgeois

 

Transcender la douleur

FRIDA KHALO

Frida Khalo artiste peintre

 

Transcender la douleur

Nul ne ravira ma vie, personne ne rongera mes chairs, c’est moi qui me déroberai à elles. Je les surprendrai par devant, d’un trait de génie, d’un coup de vers. J’irai là où je ne m’attends pas, juste pour voir s’il y fait froid, juste pour voir si je m’y noie. Mais je n’irai pas en arrière, je ne regarderai pas mon dos, je lui tournerai les yeux pour ne pas regretter.

Nul ne saura qui je suis, personne ne dictera mes mots, c’est moi qui brouillerai mon âme, je la maquillerai d’artifices. Je me mettrai en pieds, je pousserai bien haut et je lècherai le ciel, juste pour le trouer, juste pour m’amuser. Mais je ne cèderai pas mon souffle, je l’userai jusqu’à le perdre, jusqu’à me perdre de liberté, jusqu’à me tuer d’aimer.

Nul ne lira dans mes rêves, personne ne souillera mon monde, c’est moi qui les dessine ici. J’encrerai les branches des arbres, je rougirai les lacs et les forêts. Je tracerai des sillons de pensées en fleurs sur les routes de campagne, j’inonderai les flux dormants des hommes de grands projets inavoués. Mais, je n’oublierai pas d’insuffler la passion d’un amour sans condition.

L’envers de l’endroit où la racine se fissure surgira, d’une vigueur nouvelle, d’un espoir insoupçonné.

Nadia Bourgeois

Un meurtre vient d’être commis

TEMOIGNAGES STAGE POLAR

22 et 23 avril 2017 au 9, Rue du Hâ, à Bordeaux
Une chair incisée, un liquide rouge qui coule le long d’une lame effilée, un cri de plaisir coupable étouffé dans la nuit… Vous venez de commettre un meurtre !
Les 22 et 23 avril, j’invitais des auteurs à s’initier aux techniques d’écriture de polar pour éprouver leur flair, mettre à l’épreuve leur sens de la rigueur et de l’humour au service de l’écriture. Un groupe de personnes a répondu à cette indécente, mais néanmoins délicieuse proposition.
J’avais envie de partager avec vous cette expérience enrichissante à plus d’un titre.

C’était ma première expérience de stage sur deux jours et j’y ai pris énormément de plaisir. Le bilan de ce week-end est très positif. Le stage s’est déroulé dans un climat très convivial. Les membres du groupe ont pu partager leurs idées, bénéficier des retours bienveillants, des questionnements pertinents de chacun, être partie prenante dans les histoires des uns et des autres au fur et à mesure que se dessinait leur intrigue. Le tout, ponctué de fous rires !

Nous avons évoqué les différentes situations d’enquête, découvert les acteurs du système judiciaire et pénal, les circonstances d’un crime ou délit, les personnages et tous les autres points essentiels à la création d’un polar.
Cette expérience a été extrêmement bénéfique tant pour moi que pour les participants. Elle leur a permis de faire connaissance, de découvrir la mécanique propre à ce genre, de gagner en confiance au fur et à mesure qu’ils acquéraient les techniques nécessaires à l’élaboration de leur histoire.

En ce qui me concerne, j’en sors grandie avec la conviction que l’écriture éclairée par des supports et réalisée dans l’échange se conçoit moins comme une souffrance ou un objectif impossible à atteindre. Le stage fut l’occasion pour nous de retrouver une âme d’enfant et d’aborder l’écriture sous forme de jeu. Résoudre des énigmes s’est avéré un exercice fort amusant.

A l’issue du stage, chacun des participants est reparti avec le synopsis plus ou moins détaillé de sa propre histoire avec une même envie : Commettre à nouveau ! Nous avons convenu de nous retrouver prochainement pour poursuivre l’aventure.

Quand on a tué une fois, difficile de résister à la tentation de faire couler l’encre une seconde fois.

COMMENTAIRES

« J’ai toujours cru que je n’avais pas l’esprit polar: tellement de rebondissements et de fausses pistes à imaginer… Alors quand Nadia m’a parlé de son atelier, j’ai dit oui de suite. Et après deux jours intenses (mais qui sont passés tellement vite), je me retrouve avec une trame solide d’histoire.
Les brainstorming avec les autres auteurs ont été très enrichissants, et c’est fascinant de voir les histoires s’articuler, les personnages prendre vie…
Un grand merci à Nadia pour cette superbe expérience (les surprises de la vie parfois…) que nous allons recommencer très vite! »
Albane

Rien de plus excitant que de passer de l’autre côté du miroir. Alors, c’est fait comme ça un polar.
Tous les livres que nous avons lus depuis des années et qui nous ont fait vibrer. Ben oui avec méthode, patience avec un plan bien défini.
Nous ici on a la chance d’être guidés pas à pas. Et encore plus fort pour moi qui suis débutant je découvre comment travaillent des auteures d’expérience.
Bref que du bonheur.
Christophe

Un stage sur l’écriture d’un polar : je ne pouvais pas laisser passer. Fondue de polars depuis plus de 20 ans, participer à un tel stage était une aubaine.
Pendant 48 heures, au travers d’une foultitude de questions, d’une méthodologie de travail particulière dispensée par la chaleureuse Nadia, j’ai construit les prémices de ma première structure de roman policier.
Le stage est structuré autour d’exercices bien pensés. On avance pas à pas dans la structure de notre roman guidée par Nadia. Ce sont vos réponses qui sont la base de cette structure.
On se laisse happer par les multiples exercices proposés et votre esprit travaille seul.
« Nadia vous met sur pilotage automatique ».
Des obstacles qui peuvent vous paraître infranchissables lorsque vous êtes chez vous devant votre page blanche disparaissent naturellement.
Le rythme du stage était intense, pas de temps mort. Notre groupe à joué le jeu : on s’est tous entraidés en ayant un regard bienveillant sur le travail de chacun.
Ma réflexion première lorsque je suis sortie de ce stage :
je suis enfin partie prenante d’un processus créatif. Fini le côté spectateur.
Bref c’est énorme….
A quand la suite ?
Stéphanie

2 jours pour construire la trame d’un polar…
Vous avez dit impossible ?
Et bien on l’a fait !!!

Sous la houlette bienveillante de Nadia, nous étions 4 sous le soleil de Bordeaux à tricoter des neurones pour décortiquer la mécanique du polar. Quel délice de trouver la meilleure manière de tuer, de semer des fausses pistes, de dénicher le coupable… Un grand moment de partage et de jubilation.

Et efficace ! Je suis repartie au bout de ces deux jours avec une architecture solide et une folle envie d’aller au bout de ce polar. D’ailleurs il ne se passe pas un jour sans que j’écrive.

Une tuerie, ce stage !
Merci Nadia et merci à Albane, Stéphanie et Christophe.
On fait la saison 2 quand vous voulez…
Elisa Tixen

Réinvente-moi Schiele !

schiele_embrace

Tableau Egon Schiele « L’enlacement »

Réinvente-moi Schiele !

Décharne-moi dans un horizon parme
Aurore-moi dans un horizon feint
Etire-moi dans un sillon de larmes
Essence-moi d’un trait d’humour repeint

Eviscère-moi d’un mot dans un geste défait
Arpente-moi jusqu’à perdre mon souffle
Réinvente-moi dans ta folie étoilée
Eveille-moi en toi de ton âme éraflée

Cristallise-moi dans tes rêves inavoués
Assouvis-moi de tes mains pénétrantes
Eclate-moi dans tes fantasmes esseulés
Impatiente-moi de ta vie rugissante

Réinvente-moi pour l’éternité !

Nadia Bourgeois

Hémophile anonyme

Extrait du film Irlandais Once, le film coup de coeur de Sundance  (2006)

Les acteurs et leur musique m’ont enchantée. C’est un partage qui vient du coeur, tout comme le texte qui va suivre.

Hémophile anonyme

Avant de pousser la porte des hémophiles anonymes, j’avais du mal à trouver ma place. Je saignais pour un enfant battu, un homme à terre, un vagabond affamé, une idylle perdue, la moindre déconvenue. Au début, mon entourage s’en émouvait, mais bien vite, s’en agaça. Tu n’as aucune pudeur et puis, tu mets du sang partout ! Face à ces récriminations, je n’avais d’autre recours que de dissimuler ma douleur. J’entourais mon cœur de bandages pour le comprimer. Jusqu’au jour où un ami me recommanda de rejoindre le groupe des hémophiles anonymes.
Au départ, je peinais à contenir mes débordements hémoglobulaires, mais au bout de quelques séances, je racontai fièrement n’avoir pas saigné devant mon poste de télévision en apprenant les conflits ou la progression de la misère dans le monde. Tous m’applaudissaient. Mon cœur avait fini par sécher. C’était bien mieux ainsi, m’avait-on dit. On ne pouvait pas sauver tout le monde. J’aurais pu me féliciter de ces encouragements, de ne plus souffrir de compassion, de ne plus étaler outrageusement ma douleur aux yeux des gens si je n’avais pas rencontré Mirabelle. Cette nouvelle recrue venue demander l’asile poétique. A son contact, ma poitrine a enflé ; je me suis mis à saigner un peu, beaucoup, passionnément, à la folie pour elle. J’ai rechuté, qu’importe ! Je ne suis plus anonyme. Si d’aventure je saigne trop, elle pose sa main sur mon cœur et ce dernier n’a plus peur. Je saigne juste ce qu’il faut depuis trois mois. J’ai toujours du mal à cicatriser, mais avec l’aide de Mirabelle, je n’ai plus à me protéger d’aimer.

Nadia Bourgeois

LA PHARMALIVRE

La pharma livre

Il arrive parfois qu’une lecture vous transcende, transforme votre journée ou votre vie.
Je tiens une petite librairie, impasse de la métaphore. Chez moi, ça sent le sous-texte, le café et le papier recyclé. Tous les soirs entre chien et loup, je reçois des inconnus de passage en quête de sens. Je répare les âmes troublées, les esprits tourmentés, les gens en quête d’univers singuliers, d’un peu d’amour à partager. Je les invite à s’asseoir sur le vieux canapé club en cuir hérité de ma grand-mère, entre les tables et les rayonnages surchargés de livres et cueille les confidences tardives. Je leur offre un café et j’écoute les battements de leurs cœurs, leurs rêves saturés d’un quotidien trop usé. J’entre dans leurs désirs les plus secrets, dans la dentelle délicate de leur iris fatigué de vivre ou blasé par la médiocrité. Là, sur la pointe du soleil couchant, je livre mon diagnostic et délivre une ordonnance de mots en décoction,  des citations en cataplasme et des nouvelles fraîchement pressées. J’investis la pensée de l’auteur et ma voix s’élève en volutes de murmures au contact des phrases ; j’accélère le rythme, recommande un chapitre, un titre. Les traits d’humour ou mots d’esprit fusent. Le patient se redresse, la poitrine soulevée par un soupir d’aise.
Il ressort de chez moi avec un petit sac de pensées d’Honoré de Balzac ou Dostoïevsky, Tolstoï, Kafka, Camus, Vian et tant d’autres encore ! De l’espoir en feuillets. Chez moi, on y entre seul, mais on en ressort toujours bien accompagné et on y revient toujours.

Nadia Bourgeois