Archives d’Auteur: gaïa

Ode à mes amis blogueurs et blogueuses 

Il arrive parfois qu’un élan vous traverse avec la fulgurance d’un éclair. Et si je rendais hommage à ceux qui peuplent la blogosphère, qui m’encouragent, me réservent leur attention et m’enchantent de leur voix singulière d’une façon particulière ?  Il y en a tant ! Je n’ai pu être exhaustive malheureusement, aussi, y reviendrai-je sûrement.

Voyage en blogosphère 

Avez-vous déjà été en Aphadolie, cette mystérieuse planète de la connaissance où le savoir, balayé par la douceur de Green norden, circule en permanence ? Là-bas, tout est idéelle. Tandis que je traversais la bienveillante landcheyenne sous le ciel lumineux de Leyenda, je me laissais bercer par les vers oniriques de Moonath qui parvenaient jusqu’à moi dans un voile de murmures et je connus soudain l’envol poétique, Le vertige de l’oiseau. Il m’emporta Vers Antarès, terre de lyrisme enchanteur, découvrir les magnifiques Narines de crayon dont les mots taillés comme des monts sont traversés par une Culturieuse joyeuse montée sur un chevalet fougueux. Elle m’entraîna dans son sillage au pays des couleurs stupéfiantes,navigant sur des toiles singulières. Alors que j’atteignais les limites de ces contrées décalées, je vis les gifs de Dominique s’animer dans l’œil d’une flâneuse bretonne alanguie. Le regard appuyé contre le sien, la belle Anita, parée de tissus chatoyants, chantait les louanges de la féminité. Je les délaissais à grand peine, poursuivant inlassablement ma route,poussée par un délire de Brindille, portée par la hâte d’apercevoir d’autres univers merveilleux. Là, Elisa, Laurence et Polina aiguisaient leur plume, faisant jaillir des geysers d’émotions dans des déserts de vélin immaculé. Antony’M les histoires me soufflaient-elle. Je ne suis rien sans elles, murmurais-je, songeuse. C’est alors qu’Aquileana m’apparut, m’invitant à m’asseoir auprès d’elle. Elle me conta les mythes gréco-romains en me tenant la main.
Je prenais la mesure de l’immensité de la blogosphère et de ses richesses insoupçonnées.

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Autumn Peltier : Cette jeune indigène défend l’eau sacrée de sa réserve indienne

Je me suis absentée un moment et je ne voyais pas comment revenir sans partager une histoire aussi belle et généreuse que celle que j’ai découverte sur le blog d’ Aphadolie.

Aphadolie

Time : 1 mn 36

Time : 2 mn 02 [Vostvfr]

Time : 6 mn 50 [Vostvfr]


Canada

 

Autumn Peltier - 1

L’indigène Autumn Peltier défend l’eau dans sa réserve indienne

 

Autumn Peltier est une adolescente de 13 ans vivant en Ontario, au Canada.

Elle a la particularité d’appartenir à la Première Nation Wikwemikong, une réserve indienne non cédée qu’elle défend ; tout comme l’eau, une ressource qu’elle considère comme un bien universel. Son combat vient d’être salué par le Prix international de la Paix des enfants pour lequel elle est nommée, parmi 169 finalistes.

Celui-ci récompense chaque année un jeune de moins de 18 ans pour son engagement envers les droits des enfants.

La jeune indigène Autumn Peltier pourrait bien prendre la suite de Malala Yousafzai qui avait reçu, en 2013, le Prix international de la Paix des enfants pour son engagement en faveur de l’éducation. Depuis l’âge de 8 ans, elle…

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HENRI MICHAUX

Henri Michaux Ecrivain poète peintre.

michaux portrait

Portrait Henri Michaux

 

Le vieux nébuleux

Toi, vieux nébuleux sans nom croupissant dans la chair

D’un évanescent royaume aux béances oculaires

Je vois abdiquer la lumière de ton essence indomptée

Rouler sur tes joues glabres tes rêves édentés

Devant l’agitation des corps crépusculaires

La déferlante inutile de cris contestataires

Des corpuscules émaciés par de vaines suppliques

Un signe insignifiant, un jet d’homme extatique

Une larme de sang rougissant

Dans ce regard qui ne veut pas se taire.

Nadia Bourgeois

 

Transcender la douleur

FRIDA KHALO

Frida Khalo artiste peintre

 

Transcender la douleur

Nul ne ravira ma vie, personne ne rongera mes chairs, c’est moi qui me déroberai à elles. Je les surprendrai par devant, d’un trait de génie, d’un coup de vers. J’irai là où je ne m’attends pas, juste pour voir s’il y fait froid, juste pour voir si je m’y noie. Mais je n’irai pas en arrière, je ne regarderai pas mon dos, je lui tournerai les yeux pour ne pas regretter.

Nul ne saura qui je suis, personne ne dictera mes mots, c’est moi qui brouillerai mon âme, je la maquillerai d’artifices. Je me mettrai en pieds, je pousserai bien haut et je lècherai le ciel, juste pour le trouer, juste pour m’amuser. Mais je ne cèderai pas mon souffle, je l’userai jusqu’à le perdre, jusqu’à me perdre de liberté, jusqu’à me tuer d’aimer.

Nul ne lira dans mes rêves, personne ne souillera mon monde, c’est moi qui les dessine ici. J’encrerai les branches des arbres, je rougirai les lacs et les forêts. Je tracerai des sillons de pensées en fleurs sur les routes de campagne, j’inonderai les flux dormants des hommes de grands projets inavoués. Mais, je n’oublierai pas d’insuffler la passion d’un amour sans condition.

L’envers de l’endroit où la racine se fissure surgira, d’une vigueur nouvelle, d’un espoir insoupçonné.

Nadia Bourgeois

Un meurtre vient d’être commis

TEMOIGNAGES STAGE POLAR

22 et 23 avril 2017 au 9, Rue du Hâ, à Bordeaux
Une chair incisée, un liquide rouge qui coule le long d’une lame effilée, un cri de plaisir coupable étouffé dans la nuit… Vous venez de commettre un meurtre !
Les 22 et 23 avril, j’invitais des auteurs à s’initier aux techniques d’écriture de polar pour éprouver leur flair, mettre à l’épreuve leur sens de la rigueur et de l’humour au service de l’écriture. Un groupe de personnes a répondu à cette indécente, mais néanmoins délicieuse proposition.
J’avais envie de partager avec vous cette expérience enrichissante à plus d’un titre.

C’était ma première expérience de stage sur deux jours et j’y ai pris énormément de plaisir. Le bilan de ce week-end est très positif. Le stage s’est déroulé dans un climat très convivial. Les membres du groupe ont pu partager leurs idées, bénéficier des retours bienveillants, des questionnements pertinents de chacun, être partie prenante dans les histoires des uns et des autres au fur et à mesure que se dessinait leur intrigue. Le tout, ponctué de fous rires !

Nous avons évoqué les différentes situations d’enquête, découvert les acteurs du système judiciaire et pénal, les circonstances d’un crime ou délit, les personnages et tous les autres points essentiels à la création d’un polar.
Cette expérience a été extrêmement bénéfique tant pour moi que pour les participants. Elle leur a permis de faire connaissance, de découvrir la mécanique propre à ce genre, de gagner en confiance au fur et à mesure qu’ils acquéraient les techniques nécessaires à l’élaboration de leur histoire.

En ce qui me concerne, j’en sors grandie avec la conviction que l’écriture éclairée par des supports et réalisée dans l’échange se conçoit moins comme une souffrance ou un objectif impossible à atteindre. Le stage fut l’occasion pour nous de retrouver une âme d’enfant et d’aborder l’écriture sous forme de jeu. Résoudre des énigmes s’est avéré un exercice fort amusant.

A l’issue du stage, chacun des participants est reparti avec le synopsis plus ou moins détaillé de sa propre histoire avec une même envie : Commettre à nouveau ! Nous avons convenu de nous retrouver prochainement pour poursuivre l’aventure.

Quand on a tué une fois, difficile de résister à la tentation de faire couler l’encre une seconde fois.

COMMENTAIRES

« J’ai toujours cru que je n’avais pas l’esprit polar: tellement de rebondissements et de fausses pistes à imaginer… Alors quand Nadia m’a parlé de son atelier, j’ai dit oui de suite. Et après deux jours intenses (mais qui sont passés tellement vite), je me retrouve avec une trame solide d’histoire.
Les brainstorming avec les autres auteurs ont été très enrichissants, et c’est fascinant de voir les histoires s’articuler, les personnages prendre vie…
Un grand merci à Nadia pour cette superbe expérience (les surprises de la vie parfois…) que nous allons recommencer très vite! »
Albane

Rien de plus excitant que de passer de l’autre côté du miroir. Alors, c’est fait comme ça un polar.
Tous les livres que nous avons lus depuis des années et qui nous ont fait vibrer. Ben oui avec méthode, patience avec un plan bien défini.
Nous ici on a la chance d’être guidés pas à pas. Et encore plus fort pour moi qui suis débutant je découvre comment travaillent des auteures d’expérience.
Bref que du bonheur.
Christophe

Un stage sur l’écriture d’un polar : je ne pouvais pas laisser passer. Fondue de polars depuis plus de 20 ans, participer à un tel stage était une aubaine.
Pendant 48 heures, au travers d’une foultitude de questions, d’une méthodologie de travail particulière dispensée par la chaleureuse Nadia, j’ai construit les prémices de ma première structure de roman policier.
Le stage est structuré autour d’exercices bien pensés. On avance pas à pas dans la structure de notre roman guidée par Nadia. Ce sont vos réponses qui sont la base de cette structure.
On se laisse happer par les multiples exercices proposés et votre esprit travaille seul.
« Nadia vous met sur pilotage automatique ».
Des obstacles qui peuvent vous paraître infranchissables lorsque vous êtes chez vous devant votre page blanche disparaissent naturellement.
Le rythme du stage était intense, pas de temps mort. Notre groupe à joué le jeu : on s’est tous entraidés en ayant un regard bienveillant sur le travail de chacun.
Ma réflexion première lorsque je suis sortie de ce stage :
je suis enfin partie prenante d’un processus créatif. Fini le côté spectateur.
Bref c’est énorme….
A quand la suite ?
Stéphanie

2 jours pour construire la trame d’un polar…
Vous avez dit impossible ?
Et bien on l’a fait !!!

Sous la houlette bienveillante de Nadia, nous étions 4 sous le soleil de Bordeaux à tricoter des neurones pour décortiquer la mécanique du polar. Quel délice de trouver la meilleure manière de tuer, de semer des fausses pistes, de dénicher le coupable… Un grand moment de partage et de jubilation.

Et efficace ! Je suis repartie au bout de ces deux jours avec une architecture solide et une folle envie d’aller au bout de ce polar. D’ailleurs il ne se passe pas un jour sans que j’écrive.

Une tuerie, ce stage !
Merci Nadia et merci à Albane, Stéphanie et Christophe.
On fait la saison 2 quand vous voulez…
Elisa Tixen

Un meurtre sera commis le…

Merci à Elisa pour cet article ! Il reste deux places, alors si vous êtes dans le coin, vous pouvez vous joindre au groupe pour le stage. Contactez-moi. 🙂

Élisa Tixen, blog d'auteur

Un meurtre sera commis le…

Vous connaissez ce titre ? C’est celui d’un des romans d’Agatha Christie. Je les ai tous lus et je n’ai jamais réussi à découvrir l’assassin avant la fameuse explication finale, ces cinq dernières pages où tout s’éclaire.

Jamais je n’ai trouvé le petit détail qui aurait pu me faire sortir de la peau de Watson pour me connecter aux neurones de Poirot.

Agatha Christie 82 – Élisa 0.

Écrire du Polar

Quand j’ai commencé à inventer mes premières histoires, c’était avec l’ambition d’écrire un polar.

Alors j’ai commencé à écrire un thriller (mais oui c’est logique et admirez au passage cet art d’éviter de me confronter à l’objet direct de mes désirs…). J’ai vite abandonné cet univers sanglant. Incapable de plonger dans la peau de mes personnages qu’ils soient victimes ou bourreaux. Trop torturé pour moi.

Au final et même si mes histoires contiennent…

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Blaise Cendrars transfiguré

« J’aime le réel lorsqu’il est transfiguré avec une attention particulière »

Résultat de recherche d'images pour "BLAISE CENDRAR"Blaise Cendrars

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Portrait de Blaise Cendrars réalisé par Modigliani en 1917

La peinture est une forme d’écriture et j’aime à penser que Modigliani a transfiguré le réel avec une attention particulière » en exécutant ce portrait. Le regard de l’artiste, le point de vue de l’auteur nous offrent une multitude de regards. Vous pensez que c’est absurde ? Cela n’a rien d’absurde. L’absurde, c’est la créativité qui prend un pseudo. L’écriture est une proposition, non une prison. Un état d’être dans lequel je « m’encre » du bout de ma pensée pour défier les limites de la réalité.

Nadia Bourgeois

 

La
Ruche

Escaliers, portes, escaliers

Et sa porte s’ouvre comme un journal

Couverte de cartes de visite

Puis elle se ferme.

Désordre, on est en plein désordre

Des photographies de
Léger, des photographies de

Tobeen, qu’on ne voit pas
Et au dos

Au dos

Des œuvres frénétiques

Esquisses, dessins, des oeuvres frénétiques

Et des tableaux…

Bouteilles vides

Nous garantissons la pureté absolue de notre sauce

tomate-Dit une étiquette
La fenêtre est un almanach
Quand les grues gigantesques des éclairs vident les

péniches du ciel à grand fracas et déversent des bannes

de tonnerre
Il en tombe
Pêle-mêle

Des cosaques le
Christ un soleil en décomposition

Des toits

Des somnambules des chèvres

Un lycanthrope

Pétrus
Borel

La folie l’hiver

Un génie fendu comme une pêche

Lautréamont

Chagall

Pauvre gosse auprès de ma femme

Délectation morose

Les souliers sont éculés

Une vieille marmite pleine de-chocolat.

Une lampe qui se dédouble

Et mon ivresse quand je lui rends visite

Des bouteilles, vides  »

Des bouteilles

Zina

(Nous avons parlé d’elle)

Chagall

Chagall

Dans les échelles de la lumière

Poème de Blaise Cendrars

Réinvente-moi Schiele !

schiele_embrace

Tableau Egon Schiele « L’enlacement »

Réinvente-moi Schiele !

Décharne-moi dans un horizon parme
Aurore-moi dans un horizon feint
Etire-moi dans un sillon de larmes
Essence-moi d’un trait d’humour repeint

Eviscère-moi d’un mot dans un geste défait
Arpente-moi jusqu’à perdre mon souffle
Réinvente-moi dans ta folie étoilée
Eveille-moi en toi de ton âme éraflée

Cristallise-moi dans tes rêves inavoués
Assouvis-moi de tes mains pénétrantes
Eclate-moi dans tes fantasmes esseulés
Impatiente-moi de ta vie rugissante

Réinvente-moi pour l’éternité !

Nadia Bourgeois

L’INFINI VOYAGE

L’infini voyage du papillon monarque

La métamorphose est un sujet qui me passionne. Elle est à mes yeux la manifestation visible de l’existence. Outre ce sujet et les interrogations qu’il soulève, il est une autre question qui me passionne :
Qu’est-ce qui pousse le vivant à  se reproduire ? Je suis fascinée par cette volonté qui nous dépasse. Procréer est notre défi à la mort, notre réponse à l’infini.
Le papillon monarque a la faculté prodigieuse d’inscrire cet élan dans la mémoire de sa descendance. Nous avons beaucoup à apprendre des papillons, en particulier de cette espèce qui accomplit un long et périlleux voyage du Canada vers le Mexique pour se reproduire et mourir. Ce sont les papillons nés de cette union qui feront le voyage de retour au Canada sans aucune connaissance préalable de l’origine de leurs géniteurs.

Sont-ils dotés d’un GPS générationnel ? La mémoire, cet envoûtement de la volonté de survie de l’espèce est-elle inscrite dans nos gènes et se transmet-elle ? Ce mystère est sur le point de se résoudre avec le développement des neurosciences. Des chercheurs auraient levé le voile sur cette énigme en révélant le rôle de deux capteurs neurologiques dont sont dotés ces magnifiques lépidoptères, leur permettant ainsi de retrouver les traces de leurs ancêtres et d’assurer la sauvegarde de l’espèce. En attendant d’en découvrir un jour davantage, je vous invite à pénétrer au coeur de la forêt mexicaine pour assister à l’un des beaux ballets aériens qu’il soit donné de voir et en savoir davantage sur cet éblouissant insecte qu’est le papillon Monarque.

Hémophile anonyme

Extrait du film Irlandais Once, le film coup de coeur de Sundance  (2006)

Les acteurs et leur musique m’ont enchantée. C’est un partage qui vient du coeur, tout comme le texte qui va suivre.

Hémophile anonyme

Avant de pousser la porte des hémophiles anonymes, j’avais du mal à trouver ma place. Je saignais pour un enfant battu, un homme à terre, un vagabond affamé, une idylle perdue, la moindre déconvenue. Au début, mon entourage s’en émouvait, mais bien vite, s’en agaça. Tu n’as aucune pudeur et puis, tu mets du sang partout ! Face à ces récriminations, je n’avais d’autre recours que de dissimuler ma douleur. J’entourais mon cœur de bandages pour le comprimer. Jusqu’au jour où un ami me recommanda de rejoindre le groupe des hémophiles anonymes.
Au départ, je peinais à contenir mes débordements hémoglobulaires, mais au bout de quelques séances, je racontai fièrement n’avoir pas saigné devant mon poste de télévision en apprenant les conflits ou la progression de la misère dans le monde. Tous m’applaudissaient. Mon cœur avait fini par sécher. C’était bien mieux ainsi, m’avait-on dit. On ne pouvait pas sauver tout le monde. J’aurais pu me féliciter de ces encouragements, de ne plus souffrir de compassion, de ne plus étaler outrageusement ma douleur aux yeux des gens si je n’avais pas rencontré Mirabelle. Cette nouvelle recrue venue demander l’asile poétique. A son contact, ma poitrine a enflé ; je me suis mis à saigner un peu, beaucoup, passionnément, à la folie pour elle. J’ai rechuté, qu’importe ! Je ne suis plus anonyme. Si d’aventure je saigne trop, elle pose sa main sur mon cœur et ce dernier n’a plus peur. Je saigne juste ce qu’il faut depuis trois mois. J’ai toujours du mal à cicatriser, mais avec l’aide de Mirabelle, je n’ai plus à me protéger d’aimer.

Nadia Bourgeois