Archives Mensuelles: octobre 2013

Eric Emmanuel Schmitt

Parmi mes auteurs de prédilection, il y a Eric Emmanuel Schmitt.

Ses livres sont des témoignages d’amour et incitent à la réflexion. On n’en sort pas indemne.

Je pense notamment à « Lorsque j’étais une oeuvre d’art », la part de l’autre, entre autres car il y a aussi Oscar et madame Rose, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran…

Dernièrement, j’ai lu « Concerto à la mémoire d’un ange », recueil de nouvelles sur la rédemption, la transformation.

Chaque personnage de ces nouvelles a la possibilité de se racheter une conduite.

Celle qui m’a le plus marquée, porte le titre éponyme du recueil.

Alex a tout pour lui et joue du violon comme personne. Chris, son rival, est jaloux de sa réussite. Elle lui renvoie sa médiocrité et le pousse à commettre l’irréparable envers son camarade.

Voilà une histoire poignante sur le thème de la rédemption. Cette histoire nous entraîne dans un tourbillon d’émotions fortes. Elle explore le thème de la jalousie, de la mort, de la transformation et nous offre malgré tout une formidable leçon d’humilité et d’optimisme, malgré le caractère dramatique de son déroulement.

C’est un conte magnifique que je vous invite à découvrir ainsi que les autres nouvelles qui composent ce recueil, et la bibliographie de ce grand artiste.

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Street performing monkeys by Perttu Saksa

Un Vaillant Martien

Haunting Portraits of Street Performing Monkeys
Finnish photographer Perttu Saksa sheds gloomy light on another strange clash of culture and nature in his newest series A Kind of You. In documenting this archaic practice, Saksa’s purposeful use of darkness adds a nightmarish quality easily evocative of the animal’s emotional state …

A Kind of You is a documentary work of an uncanny asian tradition, where monkeys are trained and dressed to act humanlike in order to ask money from the bypassers. Modern city culture has turned the old tradition in to eerie and haunting act of cruel street theatre where animals become something else, never able to reach our expectations. — Perttu Saksa

via featureshoot

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L’écoute de l’autre

Ces derniers jours, j’ai vécu des émotions très fortes. J’ai subi une situation très désagréable et l’émotion en réaction à cette situation a été très violente. Je me suis sentie submergée par elle au point de ne plus pouvoir penser à autre chose. En écrivant cet article, j’en ressens encore la manifestation physique aujourd’hui.

Parce que cette émotion s’est transformée en sentiment d’être incomprise, flouée.

Et quand un sentiment s’installe suite à une vive émotion, il est difficile de s’en défaire.

J’ai tenté d’analyser pourquoi j’étais dans un tel état de mal être et d’en faire part à la personne concernée par cette situation.

Malheureusement, j’ai eu la sensation de ne pas être écoutée, que le partage de ce vécu, ce ressenti, a été pris comme un caprice et le fait de minimiser cette émotion, de la balayer comme une fausse interprétation m’a renvoyée moi et mon problème dans un coin.

Je pense que je me sentirais mieux aujourd’hui si j’avais eu une écoute attentive et une prise en compte de cette charge émotionnelle par de l’empathie ; oui,  j’aurais un sentiment différent aujourd’hui. Je sais que je ne serais apaisée que lorsque cette personne aura fait l’effort de réellement comprendre ce que j’ai à lui dire.

Cela m’a renvoyée à tant de choses. Les enfants à qui l’on dit tais toi lorsqu’ils souhaitent exprimer leur insatisfaction ou bien les gens que l’on muselle lorsqu’ils souhaitent manifester leur désaccord, à qui l’on oppose un refus. Ces personnes à qui l’on dit c’est comme ça et pas autrement.

Il se développe ensuite un sentiment d’injustice tellement fort qu’il cède la place à la colère.

Et la colère entraîne ensuite une réaction négative lorsqu’elle n’est pas violente. Elle peut même se retourner contre celui qui l’expérimente parce qu’elle est insupportable et que c’est la seule réponse qu’elle ait trouvé pour la faire taire. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vécu un tel bouleversement.

Ce qui m’a manqué, c’est l’écoute et la réception de ma souffrance par l’autre personne.

Le simple fait de prendre en considération la parole de l’autre, faire preuve d’empathie et tenter de la déchiffrer rendre plutôt que de tenter de convaincre l’autre qu’elle se trompe est déjà un grand pas vers la compréhension, l’empathie.

Je suppose que vous avez tous vécu cela au moins une fois dans votre existence. Je suis même sûre à vrai dire que cela vous est arrivé plusieurs fois, n’est-ce pas ?

Je disais dans un  article précédent que je lisais Krishnamurti. Je viens de finir le sens du bonheur où il fait,entre autre, allusion à l’écoute, cette réception de ce qui nous entoure et de l’autre sans à priori, qu’il est si difficile de mettre en place.

« Ecouter pour découvrir est différent d’écouter pour avoir confirmation de ce que je pense déjà ».

J’ai lu également un livre qui s’intitule « t’es toi quand tu parles », de Jacques Salomé, psychosociologue, spécialiste de la communication.

Cette phrase a une réelle résonance en moi en ce moment.

Il dit ceci en préface :

« Parler peut nous  entraîner à vivre deux risques majeurs. Le premier, la déception (qui peut se transformer en blessure) de ne pas être entendu, le second de se confronter à une désillusion, celle de découvrir l’immense fossé qu’il y a entre ce que je dis et ce qui est perçu par l’autre ».

« Il ne suffit pas de parler pour être entendu… Encore faut-il que le parlant et l’écoutant puissent se donner les moyens de créer les conditions d’un partage et d’un échange fondé sur la réciprocité ».

Je vous invite à découvrir ces auteurs si ce n’est déjà fait.