Pensées vagabondes

PENSEES VAGABONDES pp 2013

Le ciel barbelé de fils blancs, menaçait de fissures l’horizon moutonnant.

Et dans le voile azur, des oiseaux mouvants esquissaient des chimères au vent.

Moi, couchée dans l’émeraude d’un jardin d’écume et d’embruns,

Je m’élevais, évanescente dans ce monde en suspension  fœtale.

J’étais un vaisseau glissant sur les volutes filandreuses de mes rêves d’hier.

J’entendais le murmure des âmes condamnées à l’errance au cœur de toute chose,

Et je m’inscrivais dans le tourbillon de leur baguenaudage d’éternité.

J’ai quitté leur sillage, ivre de circonvolutions naissantes, pour me poser sur la vie.

Elle cognait fort dans ta poitrine et je me berçais de ses bruits.

Mon âme se mit à faire une étrange musique et mes yeux dans les tiens, je devenais mutique.

Tes prunelles d’airain dans leur écrin perlé, papillonnaient, mutines, jusque dans mes pensées.

Effeuillaient mes fêlures, effleuraient mon corps embrasé.

Tu chevauchais les nuages pour parcourir les courbes de ma féminité et je m’accrochais à la taille des comètes pour ne pas perdre la tête.

Ta langue humide léchait le grain de mes dunes comme le feu lèche la sylve.

Je m’abandonnais, ô délicieux calice, en sacrifice à ta semence sacrée.

Nadia Bourgeois

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À propos de gaïa

Ma plume est un cri, ma feuille en est l' écho.

Publié le 21/04/2013, dans Poésie. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

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