Archives Mensuelles: avril 2013

les 5 sens

Actuellement, je travaille avec Jean Michel Charpentier, artiste peintre enseignant au Forum des Associations de Le Haillan, auprès d’une classe de CE2 sur un projet de sensibilisation au développement durable intitulé   » les 5 sens » par le biais du Land Art.

La démarche de créer une ville austère et une roue des quatre saison fabriqués avec des matériaux entièrement naturels et de récupération les a enthousiasmés. Ils ont avancé dans la construction de tours en papier journal et je leur ai demandé ensuite de réfléchir à ce que leur inspirait la ville et la nature et de noter sur une feuille de papier, les mots qui leur venaient.

L’occasion qui leur était donnée d’exprimer librement ce qu’ils ressentaient face àa la ville ou les  saisons les a perturbés. Ils m’ont d’abord demandé des consignes, interrogée sur ce qu’ils pouvaient écrire. Lorsqu’ils ont compris qu’ils pouvaient laisser émerger leur créativité, une excitation et un investissement soudain se sont soudain emparés de ces chères têtes blondes qui ont écrit de très jolies choses. Leur bonheur fut complet quand le moment fut venu de dessiner des personnages. Même les plus terribles ont été plus attentifs aux conseils de Jean Michel, se sont extasiés sur les croquis de personnages qu’il dessinaient au tableaux, se sont totalement impliqués pour le plus grand plaisir de leur maîtresse. Chacun a eu l’occasion de dévoiler son talent, son univers en esquissant des personnages drôles et émouvants.

Cette démarche m’ a fait réfléchir sur l’estime et la confiance en soi. Le fait d’accéder à la possibilité d’être soi-même. D’avoir une parole entendue, une parole qui compte. On devrait créer un cours d’estime de soi, de créativité et de lâcher prise pour que les enfants puissent laisser libre cours à leur richesse intérieure.

le livre de Christophe André et François Lord sur L’estime de soi est excellent et démontre que nos attitudes découlent de l’estime, du regard que l’on porte sur soi. Si on analyse ce regard et que l’on apprend à le comprendre et à le modifier, on peut apprendre à s’aimer et aimer les autres.

Publicités

Liebster Award

J’aimerais dire un petit mot sur Sandra, qui est à l’origine du blog la révolution intérieure.

C’est une fille super sympa avec un blog très dynamique, intéressant et enrichissant. Je vous conseille de lui rendre visite, vous ne le regretterez pas.http://larevolutioninterieure.com/

Elle m’a fait l’honneur de me nommer au Liebster Award et propose de participer à un jeu qui  comporte certaines règles. A vous de les respecter ou pas. J’ai répondu à ce jeu amusant mais vous êtes libres de participer ou pas.

Un petit rappel des règles du jeu : 

  • I. Chaque personne doit écrire 11 faits sur soi
  • II. Répondre aux questions que la personne qui vous a tagué a posté et créer 11 questions destinées aux personnes que vous allez taguer
  • III. Choisir 11 personnes et mettre un lien vers leur blog dans votre post
  • IV. Les en informer sur leur page
  • V. On ne peut pas taguer la personne qui vous a tagué !

Les personnes que j’ai nommées :

http://verdieranael.com/

http://longbull13.wordpress.com/

http://lesecritsvains.com/

http://bandedelitteraires.wordpress.com/

http://www.donikse.fr/

http://jeanpaulgalibert.wordpress.com/

http://urgenius.wordpress.com/

http://psychomademoiselle.com/

http://greennorden.wordpress.com/

http://motsdechris.wordpress.com/

https://poetetixoid.wordpress.com/

Mes 11 questions :

  1. Quelle est votre philosophie ?
  2. Si vous étiez un pays, lequel seriez vous ?
  3. Une époque ?
  4. Un personnage ?
  5. Si vous deviez prendre un seul livre, lequel choisiriez vous ?
  6. Quel film ?
  7. Votre rêve le plus fou ?
  8. Comment voyez vous le monde dans 100 ans ?
  9. Qu’est-ce qui vous horripile le plus ?
  10. Rêveur ou terre à terre ?
  11. Quelle serait votre plus belle fantaisie ?

 

 

 

 

paroles en l’air

PAROLES EN L AIR

J’ai donné ma parole à un poète errant.

Il a sillonné les routes en la répandant.

Elle s’est mêlée aux rivières, s’est posée en chemin.

Elle s’est gravée dans la pierre en lettres carmin.

Elle a pris le cœur des hommes habités par une âme.

Elle a brillé dans le noir comme une immense flamme.

J’ai donné ma parole au vent, il s’en est allé.

Comme il ne savait qu’en faire, il l’a disséminée.

Dispersée aux quatre vents, ignorée des vivants,

Ma parole en l’air, peu fière, n’a pas tenu longtemps.

J’ai donné ma parole à l’écho, il me la rendit.

Elle flatta cent fois mon ego mais ne m’a rien appris.

Elle a fait des allers retours, a pris bien des détours,

Elle n’a pu s’implanter, car personne ne la voulait.

J’ai repris ma parole comme on traîne sa misère,

Je l’ai travaillée, taillée, entourée de mystère.

J’ai pensé qu’ainsi travestie, elle se plierait,

Et qu’aussi polie qu’un galet, elle satisferait.

Mais par un sort funeste, ma parole fut coupée,

Par une autre plus leste, plus forte, plus appuyée.

Balayée d’un grand geste, elle fut fort malmenée.

N’ayant plus de parole, je me suis demandé,

Si mes paroles s’en vont, est-ce que moi je reste ?

Nadia BOURGEOIS

Pensées vagabondes

PENSEES VAGABONDES pp 2013

Le ciel barbelé de fils blancs, menaçait de fissures l’horizon moutonnant.

Et dans le voile azur, des oiseaux mouvants esquissaient des chimères au vent.

Moi, couchée dans l’émeraude d’un jardin d’écume et d’embruns,

Je m’élevais, évanescente dans ce monde en suspension  fœtale.

J’étais un vaisseau glissant sur les volutes filandreuses de mes rêves d’hier.

J’entendais le murmure des âmes condamnées à l’errance au cœur de toute chose,

Et je m’inscrivais dans le tourbillon de leur baguenaudage d’éternité.

J’ai quitté leur sillage, ivre de circonvolutions naissantes, pour me poser sur la vie.

Elle cognait fort dans ta poitrine et je me berçais de ses bruits.

Mon âme se mit à faire une étrange musique et mes yeux dans les tiens, je devenais mutique.

Tes prunelles d’airain dans leur écrin perlé, papillonnaient, mutines, jusque dans mes pensées.

Effeuillaient mes fêlures, effleuraient mon corps embrasé.

Tu chevauchais les nuages pour parcourir les courbes de ma féminité et je m’accrochais à la taille des comètes pour ne pas perdre la tête.

Ta langue humide léchait le grain de mes dunes comme le feu lèche la sylve.

Je m’abandonnais, ô délicieux calice, en sacrifice à ta semence sacrée.

Nadia Bourgeois