Archives Mensuelles: mars 2013

Alain Bashung

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=eLhz8WELr00#t=4s

Les passeurs

Depuis cinq ans, je participe au printemps des poètes en écrivant des saynètes et des poèmes sur le thème national.

Je voudrais parler de Andrée Combe et Daniel Cointe, deux amoureux de la poésie qui sont de vrais passeurs.

Ils la sèment chaque année dans le coeur des enfants des écoles d’ Andernos qui produisent de magnifiques écrits.

Ils proposent chaque année à un large  public, de découvrir ou de redécouvrir la poésie avec la participation du groupe de lecture Bonne nouvelles, de l’ U.P.B.A.

Ils ont mis à l’honneur, entre autre,  Aniara.

http://www.upba.fr/

Pablo Neruda

Pablo Neruda

Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !

Risque-toi aujourd’hui !

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement !

Ne te prive pas d’être heureux !

La poésie

J’aime cette idée de faire du bruit. Les graffitis sont des accroche-regards qui s’affichent de manière ostentatoire pour transmette un message. Parfois au mépris de la vie de celui qui le délivre.

Qu’est-ce qui est le plus important ? le message ou le risque que cela implique ? Au-delà de la démarche plastique, il y a l’excitation de braver l’interdit. Le message est-il aussi fort et aussi sincère s’il est délivré sans péril ? S’il est récupéré à des fins mercantiles ?

La poésie aussi a fait du bruit cette semaine. Du 18 au 24 mars, le thème national « Les voix du poème » a permis de sortir des tiroirs les auteurs anciens comme les plus récents pour les mettre en voix, les faire entendre.

La poésie devient intrusive, elle aussi fait du bruit pour vivre. C’est le printemps et elle pousse dans la bouche des passeurs comme des fleurs sur un mur de béton.  Elle devient un son, une couleur, une image. Elle vous interpelle dans la rue, investit les lieux les plus insolites, vous invite à regarder les étoiles, à regarder le monde avec des mots qui viennent du coeur.

On dit souvent que personne n’achète la poésie mais tout le monde fait  de la poésie. Certains disent même ne pas être sensibles à la poésie.

Pourtant, tout le monde achète de la poésie sans le savoir. Comme un message déguisé dans un graffiti, la poésie se trouve dans la beauté d’un paysage, d’un geste, la composition d’un air, d’une histoire…

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Graffiti #23

Mes photos et Vous

Graffiti #23

Quand les murs de la ville font du bruit.

Orléans, février 2013

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jet d étoiles dans la nébuleuse de la carène

Jet d’étoiles dans la nébuleuse de la carène

La tête dans les étoiles

Nous sommes tellement préoccupés par notre quotidien que nous prenons rarement le temps de nous poser et d’observer le monde.

Si quelqu’un décide de lever le nez en l’air pour observer le ciel, on peut lui reprocher d’ avoir la tête dans les nuages.

Pourtant, avoir la tête en l’air ne signifie pas forcément être peu soucieux de ce qui se passe autour de nous. Cela peut témoigner au contraire d’une conscience hypersensible de l’univers.

Une volonté de questionner les origines pour mieux connaître ce qui nous entoure et mieux appréhender notre univers familier.

Alors pourquoi considère-t-on une personne qui à la tête dans les étoiles comme une personne rêveuse dans le sens négatif du terme  ? Pourquoi cette attitude est-elle considérée comme un handicap et non une aptitude ?

Pour peu que l’on observe le ciel, il se met à nous parler. Il nous donne des informations sur le temps qu’il va faire et nos humeurs.

De nuit, il nous livre des secrets sur lui même et sur nous même. Nous l’interrogeons  sans cesse mais nous lisons rarement les réponses.

Accepter de lever la tête, n’est-ce pas faire preuve d’humilité ? Se rappeler que quelque chose peut-être plus grand que nous ?

N’est-ce pas faire le premier pas vers la recherche de nos origines ?  N’et-ce pas comprendre que nous évoluons dans un monde où nous nous situons quelque part entre l’infiniment grand et  l’infiniment petit ?

Nous sommes capables de nous émerveiller dans la contemplation des étoiles et nous extasions devant celles qui brillent le plus. Des scientifiques ont démontré que leur éclat provient de la chaleur produite par la fusion nucléaire qui a lieu en son coeur.

Lorsqu’elles vieillissent, leur énergie s’épuise et leur lumière faiblit.Certaines, plus massives, terminent leur vie par une explosion en supernova et libèrent des métaux lourds comme l’or par exemple.

Le but de cet article n’est pas de faire un cours d’astronomie, j’en serais incapable.  Sa seule prétention est d’interroger l’humain sur sa capacité à s’ouvrir à autre chose que son quant à soi.

N’ayons crainte de vive sur une autre planètes pour libérer notre énergie, libérer l’or qui est en nous.

Opérer une « décentration », pour reprendre le terme utilisé par Piaget, comme le nourrisson lorsqu’il découvre qu’il n’est pas le centre de l’univers et apprend que les choses et les êtres ont une existence et une volonté propre en dehors de la sienne. Nous ne devons jamais cesser d’apprendre, d’essayer de comprendre pour développer cet état d’amour et de tolérance nécessaire à la survie de notre espèce.

larevolutioninterieure

 » Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de toute limite »  Myriam Williamson 

Regardez ce soleil rayonnant. N’est-il pas réconfortant ? Et ces fleurs des champs ? Elles paraissent si simples. Elles sont pourtant toutes uniques. Les fleurs des champs ont beaucoup à nous apprendre, car elles ne s’embarrassent pas de manières. Elles savent transformer l’énergie du soleil pour croître et elles acceptent pleinement leur pouvoir.

Ce qui n’est pas toujours le cas des êtres humains. Nous disposons tous pourtant d’un talent unique. Il sommeille en chacun de nous. En avons-nous conscience ? Pas forcément.  C’est ce que j’ai découvert en participant, il y a quelques jours à Paris, à un atelier de formation  intitulé  » Découvrir son excellence dans l’action « , animé par Joël Guillon, au sein de l’Institut…

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