Aimé Césaire

Un hommage en passant à Aimé Césaire. Un grand homme tourné vers l’humain.

Crocs

Il n’est poudre de pigment

ni myrrhe

Odeur pensive ni délectation

Mais fleur de sans à fleur de peau

Carte de sang carte du sang

A vif à sueur à peau

Ni arbre coupé à blanc estoc

Mais sang qui monte dans l’arbre de chair

A cran à crime

Rien de remis

A pic le long des pierres

A pic le long des os

Du poids des cuivres du fer  des coeurs

Venins caravaniers de la morsure

Au tiède fil des crocs

Des crocs.

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À propos de gaïa

Ma plume est un cri, ma feuille en est l' écho.

Publié le 13/02/2013, dans littérature, Poésie. Bookmarquez ce permalien. 1 Commentaire.

  1. Quelle beauté. Je viens justement de (re)découvrir Césaire par son Cahier d’un retour au pays natal..!

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