Noir polymorphe

NOIR POLYMORPHE

C’est comme un long voyage au bout d’un paysage,
Où le noir est matière, où le noir est lumière.
Où le noir est sillage et creuse son langage
Dans un songe éphémère.
Où le noir polymorphe, coulée de lave feinte,
Dévoile sa nature magnifique et primaire.
Dissimule en ses flancs tissés de demi-teintes,
L’ardeur incandescente du mystère.

Ce noir jaillit puissant, bondit hors de la toile,
Invitant le passant à hisser haut les voiles,
Pour une ballade onirique dans ce décor granitique.
Véritable alchimie du poète qui a le pouvoir de changer en or noir,
Le plus fragile des matériaux.

Nadia BOURGEOIS

Poème écrit pour l’occasion d’une exposition pour la série de tableaux d’une artiste locale connue sous le nom d’ Audrey. Je n’ai malheureusement pas de modèles à vous soumettre mais j’essaierai d’y remédier.

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À propos de gaïa

Ma plume est un cri, ma feuille en est l' écho.

Publié le 11/01/2013, dans Poésie. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. Ta plume est douceur , elle fait danser les mots , c’est un réel plaisir de te lire.

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    • Merci pour ce beau compliment Longbull, cela me touche beaucoup. Surtout venant d’une personne comme toi. J’adore vagabonder sur ton blog. Il m’apporte aussi de la douceur et de l’inspiration.
      Je te souhaite une belle journée.

      J'aime

  2. Le noir « lumière » me fait bien entendu penser à Soulages..;
    auquel je fais référence dans ce texte…
    _____________________________________________
     » L’après des adieux  »

    Il y a dans l’adieu,
    Celui d’un rideau qui se ferme,
    Un acte qui commence,
    De nouveaux acteurs
    Et un décor qui danse .

    …Sans promesse du retour
    Je vais laisser mes empreintes
    Légères et ivres
    Que côtoient le vent
    Lui qui efface, peu à peu mes traces

    A travers les pierres du désert,
    J’oublierai la soif,
    Les veines qui s’ouvrent,
    La conscience qui goutte
    Et suit les joints du carrelage.

    Le noir de Soulages,
    N’est plus un mur,
    Un solide revêche
    Mais une porte striée de lumières
    Parée des après…

    RC – 30 janvier 2013

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    • Merci pour votre commentaire et pour votre beau poème. On ne peut s’empêcher de penser à Soulages en effet, mais j’ai écrit ce poème pour une amie qui m’a demandé de lui écrire un texte pour une série de tableaux noirs qu’elle a réalisés. Elle était trop modeste pour supporter la comparaison, alors je l’ai retiré. 🙂

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