les enfants sorciers

Les croyances qui arrangent et qui dérangent.

Nous avons tous des croyances. Qu’elles soient d’ordre religieux, politique, philosophique, ect…personnelles ou collectives, elles influencent positivement ou négativement nos actions.

Nous sommes mus par nos croyances et nos convictions sont le fruit d’une transmission ancestrale ou nouvellement acquise.

Tour à tour, elles entretiennent nos peurs, nos doutes ou à l’inverse, nous rassurent.

Nombreux sont ceux qui consultent leur horoscope avant de démarrer la journée, qui croient que Dieu existe ou qu’il n’existe pas. Que les blancs sont supérieurs aux noirs.

Nombreux sont ceux qui croient aux superstitions et nombreux sont ceux qui les exploitent.

Les croyances évoluent en fonction des sociétés dans lesquelles nous vivons. Celles des populations dites « civilisées » ne sont pas identiques à celles des populations dites « primaires ».

Les progrès scientifiques et les changements de contexte politique économique et social d’une société, modifient ces croyances.

Bien souvent, elles reposent sur la peur.

Voici une liste non exhaustive : le rituel sacrificiel, les rites, les offrandes, les prières, les oracles, les guerres, la charité…

Ces croyances sont le fait d’une pensée collective qui rapproche les êtres. Les convictions personnelles sont en opposition avec la majorité mais rejoignent d’autres convictions partagées par une minorité.

Dans le cas d’un individu dont la croyance n’est partagée par personne, l’unicité de sa croyance l’isolera au point qu’il passera aisément pour un excentrique ou pour un fou.

Je voudrais attirer l’attention sur les croyances qui sont le fait d’un consensus économique et font basculer l’humanité dans l’horreur.

J’aimerais vous parler des enfants sorciers de Kinshasa au Congo Démocratique Libre.

Voici un pays où la misère est telle que les parents rejettent leurs enfants sous prétextes qu’ils sont possédés. Ils les décrètent sorciers et les jettent à la rue. Cette croyance entretient la création en parallèle de cabinets d’exorcistes qui fleurissent et profitent de ce marché juteux. Cette croyance repose sur le contexte économique du pays et permet aux adultes de se défaire de la responsabilité de nourrir leur famille. On se débarrasse des problèmes.

Il est vrai que ce comportement n’est pas propre au Congo et n’est pas tout à fait nouveau.

Dans l’antiquité, les enfants étaient considérés comme des non citoyens. Le mot enfant en latin signifie : « celui qui ne parle pas ». Les enfants étaient considérés comme dénués d’esprit et il fallait les dresser. On emmaillotait leurs corps pour qu’ils ne bougent pas.

A l’inverse, au moyen âge, les enfants sont considérés comme de petits hommes qui doivent travailler très tôt et que l’on considère comme de petits diables, des esprits mauvais. Ils sont réduits à l’état d’objet. Ce sont des périodes éloignées et notre perception de la place de l’enfant chez les sociétés dites évoluées, a énormément changé grâce à l’éclairage de philosophes, sociologues et scientifiques.

Les croyances sont des masques qui justifient souvent les mauvaises actions qu’il faut dénoncer lorsqu’elles font mal.

Elles arrangent lorsqu’elle dédouanent l’état d’une intervention quelconque.

Dénoncer la pauvreté et apporter de l’aide serait une attitude plus appropriée, plus humaine, non ? Nous n’avons plus la capacité à réagir. Nous regardons le monde se déliter sans rien dire.

Comme dirait Stéphane Hessel,  » indignez-vous !  »  Refusons d’accepter les croyances que réduisent l’homme à l’état de bête.

les enfants sorciers

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À propos de gaïa

Ma plume est un cri, ma feuille en est l' écho.

Publié le 21/12/2012, dans ésotérisme, sociologie. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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