Nos choix

Sommes nous le résultat de nos choix ? Choisissons nous d’être acteur ou spectateur de notre vie ?

Tout le monde adopte une ligne de conduite qui lui est propre en fonction de ses attentes et de ses croyances. Et tout le monde pense que cette façon de faire est légitime.

Il y a un foisonnement de pistes et qui peut se vanter d’avoir choisi la meilleure si ce n’est parce qu’ elle correspond à sa propre éthique ? Etre en accord avec ses principes, c’est important et en même temps, partager la vision de l’autre, l’explorer pour mieux la comprendre aide parfois à mieux se comprendre soi même. S’ouvrir au monde et entrer dans la perception. Voilà ce qui aide à grandir.

Pourtant nous refusons bien souvent de le faire. Nous vivons à une époque où tout va très vite. Trop vite. Nous n’avons plus le temps de nous ennuyer. Se poser et réfléchir à ce qui pour nous fait sens.

On décide pour nous. Nous vouons notre temps libre au culte de l’image et ces images emplissent nos têtes pour envahir cet espace de réflexion qui nous serait parfois si utile.

Nos choix sont ils réellement nôtres ou sont ils façonnés par des consortiums voués à nous orienter à nous manipuler dans le sens du courant ?

Nous devons faire le choix de travailler, de produire, de procréer, de consommer.

Qu’en est il si nous n’entrons pas dans cette dynamique ? Nous sortons du système.

Celui qui sort du système est improductif et condamné à être montré du doigt comme un vice de forme.

Procréer pour nourrir la machine, militaire, sociale, économique, politique et …

Nos enfants ne nous appartiennent pas. Ils appartiennent au système.

Si demain l’état décide de prendre votre enfant pour en faire un soldat ou l’enfermer par souci de sécurité nationale, pourriez vous l’en empêcher ?

Selon des propos rapportés, Bonaparte aurait dit à la bataille d’ Eylau, lorsqu’il découvrit les cadavres de ses soldats sur le champ de bataille : «  Une nuit de Paris compensera tout cela ».

Nous devons conspirer de bonne ou mauvaise grâce à un projet collectif déterminé par les grandes puissances. La solidarité active fait place à la cohésion sociale et nous enferre un peu plus chaque jour dans ce que le chaman Don Miguel Ruiz appellerait, le rêve collectif.

Nous ne sommes rien d’autre que de la main d’œuvre. Et nos rêves dans tout ça. Nos choix ?

Rien de plus simple. On nous vend du super héros, la nation nous attend pour libérer la planète des envahisseurs. Nous sommes de braves soldats et nous devons sauver l’entreprise du marasme économique en sacrifiant nos heures et nos espoirs sur l’autel des illusions.

Le verbe haut, la phrase assassine, les instances nous canalisent, nous hypnotisent pour faire de nous des moutons de panurge.

Celui qui sort des sentiers battus est un marginal, un improductif, un rebut de la société.

Que l’on fasse entendre sa voix et on la fait taire aussitôt si elle dérange.

Pour que ces voix qui ouvrent d’autres voies ne détournent les autres de ce projet collectif sociétal  inscris dans la stratégie des plus individualistes, on instille la peur.

Sous forme d’injection, d’injonction, on la met partout dans les programmes, dans les courbes scientifiques, dans les journaux, dans nos assiettes, chez le médecin, au dehors…

Nous sommes une civilisation gouvernée par la peur.

La peur d’être nous, de faire nos propres choix, de suivre notre propre voie(x).

Dans « les quatre accords toltèques », Don Miguel Ruiz, ouvre des pistes pour tenter de passer de ce rêve collectif que l’on imprime en nous depuis l’enfance et qui fait de nous des êtres aliénés, à notre propre rêve. Il propose quatre accords qu’ il est parfois  difficile mais possible d’appliquer à sa façon.

Je ne vais pas  résumer le livre mais évoquer ces quatre points essentiels. A vous de les découvrir dans son ouvrage.

1 Que notre parole soit toujours impeccable.

2 Que nous ne fassions pas une affaire personnelle de ce que l’on nous fait ou dit.

3 Que nous n’entrions pas dans l’interprétation

4 Que nous fassions toujours de notre mieux.

Le respect de ces accords ou tendre à les respecter au plus près, nous amène à la plénitude, à l’amour, l’épanouissement de soi. A mieux se connaître, rester maître de ses choix et se libérer du conditionnement collectif.

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À propos de gaïa

Ma plume est un cri, ma feuille en est l' écho.

Publié le 12/12/2012, dans ésotérisme. Bookmarquez ce permalien. 4 Commentaires.

  1. A reblogué ceci sur Patrick Solereet a ajouté:
    Le mois du re-blog

    Je me suis amusé à lire vos blogs en entier et y découvert des pépites, je vous propose de les faire (re)découvrir ainsi que vos nouveautés.

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  2. Il est magnifique ton billet, Gaïa, si lucide sur la triste réalité que nous vivons mais aussi plein d’espoir. Nos sociétés sont dirigées par la peur, sciemment diffusée pour nous tenir sous contrôle.
    Certaines choses ne dépendent pas de nous mais le choix nous appartient, toujours, et si nous sommes plus nombreux à penser et à agir, comme tu le dis, en accord avec nos principes et notre justesse intérieure, cela nous donnera la force de refuser la peur, de ne plus marcher, tels des moutons à abattoir.
    Je crois au changement, il est inévitable, et ce sont les personnes comme toi, qui y participeront.
    Merci, tu es une belle personne

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    • Merci beaucoup Elisabeth !

      Cela me touche beaucoup. Si je continue de le faire, ce sera avec la force que m’insufflent des personnes comme toi. Et si on nous
      traite d’utopistes, je dirais que l’utopie est un beau pays.

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      • Magnifique pays… Et si le monde a progressé, ce qu’il y a eu ceux qui ont cru en leurs rêves, même si tous les traitaient de « doux rêveurs ».
        Nous sommes de plus en plus nombreux !

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