Changer de vie

Qui n’a jamais eu envie un jour de changer de vie ? De tout envoyer promener et tout recommencer ? Combien l’ont fait ?

Peu de gens osent franchir le pas et beaucoup de personnes prennent cela pour de la folie.

Pourtant, beaucoup envient ceux qui tentent l’aventure. Les admire même.

Cela implique nécessairement une prise de risque plus ou moins importante. Une remise en cause profonde de ce que l’on est, de tout le confort matériel et psychique dont nous disposons à un instant T.

Le changement ne se fait jamais sans rupture avec quelque chose. Changer, c’est renoncer. On sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on va trouver. On connaît la chanson.

Le mieux est l’ennemi du bien. Un tien vaut mieux que deux tu l’auras.

Notre société est réfractaire au changement. Elle nous incite à ronronner. Et de cette société émerge toute une flopée « d’aquoibonistes » qui ne cessent de se répéter comme pour se convaincre que ça ne sert à rien ou que ce sera pire et qui s’empressent de le démontrer en courant volontairement à l’échec par peur d’avoir à se battre pour obtenir ce qu’ils désirent le plus au monde.

Pourquoi ? Qu’est ce que le monde aurait à gagner d’une société d’individus entreprenants, si ce n’est une société qui bouge, qui se transforme, qui évolue et qui ne se soumet plus ?

Non, non, il est préférable de maintenir un petit soupçon de crainte pour éviter les débordements, le soulèvement. C’est du chantage au qui bouge perd. Un jeu auquel nous jouons tous. C’est un joug social très fort. Peut on supposer que le gouvernement cultive notre immobilisme ?

La politique d’assistanat résulte t’elle vraiment d’un élan de générosité ou permet t’elle de juguler les germes d’une révolte ?

On en revient indubitablement à se heurter à la peur de l’inconnu. Toujours et encore la peur.

C’est elle qui nous fait vibrer, avancer, reculer ou stagner.

J’aimerais réfléchir sur la possibilité de vivre dans un monde où personne n’aurait peur de faire ce dont il a envie. Je ne parle pas de trucider le voisin juste parce que je rêve de voir ce que ça fait !! Non, je veux juste dire, expérimenter des choses nouvelles, prendre des directions différentes par désir de s’accomplir, de se révéler à soi même.

Un monde où une personne déciderait de porter des cheveux bleus sans avoir peur de paraître ridicule.

Un monde où une autre, d’humeur joyeuse, pourrait se mettre à chanter dans un bus sans passer pour une excentrique ou folle.

Se rapprocher de la liberté d’être soi comme lorsqu’on est enfant et qu’on nous excuse…. Parce qu’on est un enfant et qu’il ne faut pas nous en vouloir.

Redevenons des enfants. Mangeons avec les doigts, parlons fort et changeons de vie quand celle que l’on vit ne nous fait plus envie !

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À propos de gaïa

Ma plume est un cri, ma feuille en est l' écho.

Publié le 28/11/2012, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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