ELOGE DE LA DIFFERENCE

Vous connaissez Albert Jacquard ?

Ce généticien qui a écrit Eloge de la différence en 1981. Si c’est non, je vous invite à lire un de ses nombreux ouvrages car en plus d’être un généticien, cet homme est un grand sage.

Il a étudie les relations qui existent entre l’inné et l’acquis. Il évoque les progrès énormes qui ont été faits dans le domaine de la génétique à partir de la théorie de Gregor Mendel. Il remet en cause le déterminisme génétique. On peut par extension s’interroger sur la notion de racisme arbitraire. Le fait qu’une personne se réclame supérieure à une autre du seul fait de ses origines ou couleur de peau. Jusqu’ à peu, selon les croyances, un noir avait un Q.I forcément inférieur à celui d’un blanc.

Dans son livre sur « Dieu » ou le « compte à rebours à t’il commencé ? », il y a des interrogations ou des révélations qui doivent faire écho en nous. Chaque époque a ses messies.

Albert Jacquard doit sûrement en être un. Il a le mérite de se pencher sur le problème du devenir de l’humanité.

C’est un humaniste et les humanistes m’intéressent car je reste convaincue que c’est la voie à suivre et si les hommes trouvent plus facile de choisir le mal plutôt que le bien c’est parce qu’ils ont conscience qu’il est plus facile de détruire que de construire.

Pourquoi éloge de la différence ? C’est un titre qui évoque pour moi le métissage, la tolérance et l’acceptation de ce qui fait les caractéristiques intrinsèques de chaque individu.

Chacun d’entre nous est gouverné par la peur. La peur d’avoir peur, d’avoir mal, de souffrir, de ne pas réussir, de ne pas avoir ce que l’on souhaite obtenir, la peur de l’autre. Le rejet de la différence est mû par la peur.

Pourtant, ce qui fait la richesse de l’humanité, c’est la diversité. Sans elle, la routine s’installe, la vue se rétrécit, le jugement s’altère, l’intelligence s’appauvrit. Avec la différence, il y a plusieurs vies, plusieurs points de vue, plusieurs mondes. La création est dans la diversité.

Si nous observons une classe à qui l’on demande de dessiner un objet qu’on lui soumet,  à sa manière, il y aura autant d’objets différents qu’il y a d’élèves et ce, indépendamment de l’apparence charnelle de l’individu. Imaginez ce que serait le monde si tous les élèves reproduisaient également le même modèle. De l’uniformité naît l’ennui.

Il est un sentiment qui permet de comprendre toutes ces choses et que tout le monde connaît. C’est le mot amour. Il est important d’en mettre partout. Dans ce que l’on fait, dans ce que l’on dit. Dans nos échanges…

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À propos de gaïa

Ma plume est un cri, ma feuille en est l' écho.

Publié le 06/11/2012, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. 2 Commentaires.

  1. Un éloge de la différence qu’il ne faudrait jamais cesser d’intérioriser …
    Merci, Nadia et belle soirée !

    Aimé par 1 personne

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